Crédit photo : photography taken by Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
21850 Saint-Apollinaire, Allée Seré de Rivières
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1878-1880
Construction de la redoute
Construction de la redoute 1878-1880 (≈ 1879)
Travaux après la guerre de 1870-1871.
17 mars 2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 mars 2006 (≈ 2006)
Protection officielle du site militaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La redoute (cad. AK 334, 460, 668, 670) : inscription par arrêté du 17 mars 2006
Personnages clés
Général Séré de Rivières - Concepteur du système défensif
A planifié les fortifications de l’Est.
Origine et histoire de la Redoute
La redoute de Saint-Apollinaire est une fortification militaire conçue dans le cadre du système défensif Séré de Rivières, construit à la fin du XIXe siècle pour protéger la place de Dijon. Elle fut édifiée entre 1878 et 1880, après la guerre de 1870-1871, afin de renforcer les frontières de l’Est de la France. Son rôle était de défendre l’espace intermédiaire entre les routes de Langres et de Gray, à proximité immédiate de Dijon.
Intégrée à un réseau de fortifications, cette redoute se situe à 2 500 mètres au nord-est du centre-ville de Dijon, à la limite des communes de Saint-Apollinaire et de Dijon. Elle était positionnée en arrière du fort de Varois, à une altitude moyenne de 286 mètres. Aujourd’hui, ses fossés sont comblés, mais ses maçonneries restent en excellent état. Le site, propriété de la commune de Saint-Apollinaire, a été transformé en parc public et lieu de promenade.
Architecturalement, la redoute se distingue par une entrée « affaiblie » pour éviter qu’elle ne serve de retranchement à l’ennemi en cas de prise. Elle comprend six casemates : quatre chambrées pour une garnison de 125 à 150 hommes, une cuisine avec un puits de 25 mètres de profondeur, et une réserve pour le matériel d’artillerie. Deux locaux de munitions étaient installés aux extrémités de la façade. À l’arrière, un couloir de manœuvre menait à une chambre à poudre de trente tonnes. La batterie basse, desservie par la rue du rempart, était équipée de neuf traverses-abris et de caponnières.
Les positions d’artillerie, conçues pour 18 pièces tirant à barbette, étaient complétées par deux positions pseudo-bastionnées protégeant la courtine. Le sommet du massif central conserve les fondations d’une ancienne maison de communication optique. Quatre cuves pour la défense contre avions (DCA) y furent ajoutées ultérieurement, au XXe siècle. La redoute a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 17 mars 2006.
Aujourd’hui, ce site historique, bien que désaffecté de son usage militaire, reste un témoignage du système défensif Séré de Rivières. Il illustre les stratégies de fortification mises en place après la défaite française de 1870 pour sécuriser les frontières orientales. Son état de conservation et sa reconversion en espace public en font un lieu à la fois patrimonial et vivant, ouvert aux habitants et aux visiteurs.