Congrès de Vienne 1815 (≈ 1815)
Financement des forts par les indemnités françaises.
1819-1834
Construction des forts
Construction des forts 1819-1834 (≈ 1827)
Période de construction de l'ensemble fortifié.
1860
Annexion de la Savoie
Annexion de la Savoie 1860 (≈ 1860)
Passage sous contrôle français, destruction partielle prévue.
1943
Seconde Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale 1943 (≈ 1943)
Utilisation comme camp de prisonniers.
1967
Abandon militaire
Abandon militaire 1967 (≈ 1967)
Départ définitif des troupes françaises.
30 décembre 1991
Classement monument historique
Classement monument historique 30 décembre 1991 (≈ 1991)
Protection officielle de la redoute Marie-Thérèse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Forts de l'Esseillon : Redoute Marie-Thérèse (cad. B 17) : classement par arrêté du 30 décembre 1991
Personnages clés
William Turner - Peintre anglais
A représenté les forts dans une aquarelle.
William Brockedon - Ami de Turner
Auteur d'une gravure inspirant l'aquarelle.
Napoléon III - Empereur des Français
Ordonna la destruction partielle des forts.
Origine et histoire de la Redoute Marie-Thérèse
La redoute Marie-Thérèse fait partie de la barrière de l'Esseillon, un ensemble de cinq fortifications construites entre 1819 et 1834 sur les communes d'Aussois et d'Avrieux, en Savoie. Ces forts, financés par les indemnités françaises après le congrès de Vienne de 1815, avaient pour but de défendre le royaume de Sardaigne contre une éventuelle invasion française. Ils protégeaient notamment l'accès au col du Mont-Cenis, un point stratégique vers le Piémont.
La redoute Marie-Thérèse, située sur la rive gauche de l'Arc, est isolée et accessible par le pont du Diable ou la route départementale 1006. Elle abritait des logements et des magasins pour l'artillerie. Contrairement aux autres forts, elle n'a jamais été détruite après l'annexion de la Savoie par la France en 1860. Elle est classée monument historique depuis le 30 décembre 1991 et abrite aujourd'hui un centre d'interprétation des ouvrages fortifiés.
Conçus selon le modèle de Montalembert, ces forts se protégeaient mutuellement par des tirs croisés. Bien qu'ils n'aient jamais connu de combat, ils furent partiellement réutilisés pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment comme camp de prisonniers en 1943. Après leur abandon par l'armée en 1967, des associations de bénévoles ont entrepris leur restauration à partir des années 1970.
La redoute Marie-Thérèse, en forme de fer à cheval, est désormais un lieu touristique et culturel. Elle propose des expositions et un corps de garde relié par un souterrain. Son rôle historique, lié à la défense du royaume sarde, en fait un témoignage architectural unique de cette période.
Le peintre anglais William Turner a représenté ces fortifications dans une aquarelle des années 1830, illustrant leur importance stratégique et leur intégration dans le paysage montagneux. Ces œuvres, inspirées de gravures de l'époque, montrent les forts comme des éléments clés du paysage savoyard.