Frise chronologique
1841
Attribution du réduit
Attribution du réduit
1841 (≈ 1841)
Tour n°1 pour 60 hommes par la Commission mixte.
1845
Projet initial abandonné
Projet initial abandonné
1845 (≈ 1845)
Corps de garde circulaire remplacé par modèle rectangulaire.
1846
Adoption du plan-type
Adoption du plan-type
1846 (≈ 1846)
Modèle n°1 pour 60 hommes standardisé.
1857-1859
Construction du réduit
Construction du réduit
1857-1859 (≈ 1858)
Bâti avec la batterie, voûtes renforcées.
1889
Déclassement de la batterie
Déclassement de la batterie
1889 (≈ 1889)
Fin de son usage militaire officiel.
1891
Vente du réduit
Vente du réduit
1891 (≈ 1891)
Transformé en habitation privée.
1940
Batterie de circonstance
Batterie de circonstance
1940 (≈ 1940)
Ajout de canons de 95 mm par la Marine.
30 octobre 2000
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
30 octobre 2000 (≈ 2000)
Protection patrimoniale du réduit (cad. AB 1).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Réduit (cad. AB 1 ) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
Le réduit de Béniguet est un corps de garde crénelé conçu selon le plan-type n°1 de 1846 pour abriter 60 hommes, avec des dimensions de 23,70 m de long sur 14,80 m de large. Ses voûtes et piédroits furent renforcés pour supporter des pièces d'artillerie légères, contrairement aux autres corps de garde où seuls les murs extérieurs étaient épaissis. La distribution intérieure, fidèle au modèle initial, comprend des chambres, une cuisine, des magasins à vivres et à poudre, ainsi qu'une citerne sous l'entrée. Des traces du casernement du XIXe siècle subsistent, comme les assises de poteaux pour hamacs et les conduits de poêles.
La construction débuta en 1857, en remplacement d'un projet initial de tour circulaire proposé en 1845, mais abandonné pour des raisons économiques. Le réduit fut bâti simultanément à l'épaulement de la batterie entre 1857 et 1859, avant d'être déclassé en 1889 puis vendu en 1891. Transformé en habitation, il conserve aujourd'hui sa structure d'origine, avec une terrasse défensive percée d'embrasures pour armes individuelles et pièces légères. Le granite local et importé fut utilisé pour les moellons et les pierres de taille, tandis que les sols alternent dalles de pierre et asphalte d'époque.
En 1940, la Marine y adjoignit une batterie de circonstance équipée de canons de 95 mm, dont les affûts sont encore visibles. Le réduit, creusé dans le rocher pour échapper aux tirs ennemis, illustre l'évolution des fortifications côtières françaises au XIXe siècle, combinant standardisation architecturale et adaptations locales. Son inscription aux Monuments Historiques en 2000 souligne son importance patrimoniale, tant militaire qu'architecturale.