Visite de Vauban 1689 (≈ 1689)
Vauban préconise l'établissement d'une batterie à la pointe de la Biche.
Début du XVIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Début du XVIIIe siècle (≈ 1804)
Une première redoute est construite sur les indications de Vauban.
1846-1847
Études initiales
Études initiales 1846-1847 (≈ 1847)
Des études sont menées pour l'établissement d'un réduit défensif.
1858
Construction de l'épaulement
Construction de l'épaulement 1858 (≈ 1858)
L'épaulement de la batterie est construit et le corps de garde est commencé.
1859
Achèvement du corps de garde
Achèvement du corps de garde 1859 (≈ 1859)
Le corps de garde est achevé et l'armement est renforcé.
1870
Abandon du site
Abandon du site 1870 (≈ 1870)
Le réduit est abandonné et n'est pas conservé par la commission en 1874.
1891
Vente à un particulier
Vente à un particulier 1891 (≈ 1891)
Le site est vendu à un particulier et transformé en habitation.
9 novembre 2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 9 novembre 2000 (≈ 2000)
Le réduit de La Biche est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Réduit (cad. ZM 234) : inscription par arrêté du 9 novembre 2000
Personnages clés
Vauban
Ingénieur militaire ayant préconisé l'établissement d'une batterie à la pointe de la Biche.
Origine et histoire
Le réduit de La Biche est un ensemble de fortifications du XIXe siècle situé à la pointe de la Biche, sur la commune de Locmaria à Belle-Île-en-Mer, et constitue un élément du dispositif de défense de l'île. Lors de son passage en 1689, Vauban préconisa l'établissement d'une batterie à la pointe de la Biche pour protéger les Grands Sables ; une première redoute fut construite au début du XVIIIe siècle sur ces indications et complétée plus tard par un four à boulets. La batterie est mentionnée à la fin du XVIIe siècle et en 1705, et son armement évolue : en 1747 elle comportait plusieurs pièces et un mortier, elle reçoit des améliorations dans les années 1770-1780, sert pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire, puis est de nouveau armée au début du XIXe siècle. La Commission mixte d'armement de 1841 conserve la batterie et prévoit l'établissement d'un réduit défensif de type corps de garde n°3 ; des études sont menées dès 1846-1847 puis à la reprise des projets en 1857. L'épaulement de la batterie est construit en 1858, le corps de garde est commencé la même année et achevé en 1859 ; la commission de 1859 renforce l'armement par l'ajout d'un mortier, dont l'emplacement est aménagé en 1862. L'ensemble est abandonné dès 1870, n'est pas conservé par la commission en 1874, déclassé par la loi de 1889, versé aux Domaines en 1890 et vendu à un particulier en 1891. À la fin du XIXe siècle le corps de garde est modifié pour servir d'habitation : les créneaux sont comblés, des fenêtres percées et une toiture ajoutée ; le site a été transformé en parc d'agrément et n'a conservé aucune trace des dispositions anciennes. La clôture du terrain par un propriétaire en 1902 a suscité l'opposition des habitants de Belle-Île, opposition qui a perduré jusqu'à l'application de la loi Littoral en 1976. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand installe à la pointe un point d'appui défendant les Grands Sables. Le corps de garde présent est un modèle crénelé 1846 n°3, prévu pour vingt hommes et destiné initialement à recevoir quatre canons ; sur Belle-Île-en-Mer, huit réduits de ce type existaient. Le réduit de La Biche est toujours en propriété privée. Le site fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 9 novembre 2000.