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Réduit de la Pointe-d'Arzic à Locmaria dans le Morbihan

Réduit de la Pointe-d'Arzic

    1306 Port Blanc
    56360 Locmaria
Propriété privée
Réduit de la Pointe-dArzic
Réduit de la Pointe-dArzic
Crédit photo : Pmau - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1705
Première mention de la batterie
1747
Armement connu
1841
Projet de modernisation
1848
Intervention du général Noizet
1858–1859
Construction de la batterie basse
1860–1861
Achèvement du corps de garde
1874
Désaffectation de la batterie basse
1918
Poste de défense contre sous-marins
1939–1945
Occupation allemande
30 octobre 2000
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Réduit (cad. ZR 310) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Projette une batterie en 1689 lors de son passage.
Général Noizet - Inspecteur-général du génie Impose en 1848 la batterie taillée dans la falaise.

Origine et histoire

Le réduit de la Pointe-d'Arzic fait partie d’un ensemble fortifié situé à Locmaria, sur l’île de Belle-Île-en-Mer, en Bretagne. Construit au 3e quart du XIXe siècle (1858–1862), il comprend une batterie basse avec un corps de garde défensif (1859–1861), un retranchement en maçonnerie du XVIIIe siècle, et un sémaphore ajouté vers 1861–1862. Ce site illustre l’adaptation des modèles militaires standard (comme le corps de garde n°3 de 1846) aux contraintes géographiques extrêmes, ici par déroctage de la falaise. Le général Noizet, inspecteur-général du génie, joua un rôle clé en 1848 pour imposer cette solution technique malgré son coût.

L’histoire du site remonte au XVIIIe siècle, avec une première batterie mentionnée dès 1705, réaménagée après 1763 et pendant la guerre d’Amérique. Armée de canons de 24 livres en 1747, elle fut modernisée en 1803 (deux canons de 24 livres et un mortier) puis en 1841, avec trois pièces d’artillerie lourds. La batterie basse, désaffectée en 1874, devint une résidence privée après avoir servi de casernement allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Le sémaphore, utilisé comme poste d’observation en 1918 et 1939–1945, est aujourd’hui aussi une propriété privée.

Le réduit de la Pointe-d’Arzic se distingue par son intégration dans le roc, une rareté en Bretagne. Son corps de garde, modifié en habitation, et les tobrouks allemands (postes bétonnés légers) autour du sémaphore témoignent des réutilisations militaires successives. Classé Monument Historique en 2000, le site conserve des vestiges des XVIIIe et XIXe siècles, bien que certains éléments (comme le parapet de la batterie de 1859) aient disparu. La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), reflétant les défis de cartographie des sites côtiers escarpés.

Liens externes