Frise chronologique
1705
Première mention de la batterie
Première mention de la batterie
1705 (≈ 1705)
Batterie armée à la pointe d’Arzic.
1747
Armement connu
Armement connu
1747 (≈ 1747)
Un canon de 24 livres et un de 8 livres.
1841
Projet de modernisation
Projet de modernisation
1841 (≈ 1841)
Batterie de trois pièces prévue par la commission.
1848
Intervention du général Noizet
Intervention du général Noizet
1848 (≈ 1848)
Décision de creuser la falaise pour la batterie.
1858–1859
Construction de la batterie basse
Construction de la batterie basse
1858–1859 (≈ 1859)
Avec corps de garde défensif adapté au roc.
1860–1861
Achèvement du corps de garde
Achèvement du corps de garde
1860–1861 (≈ 1861)
Modèle 1846 n°3 adapté au terrain.
1874
Désaffectation de la batterie basse
Désaffectation de la batterie basse
1874 (≈ 1874)
Non conservée par la commission de défense.
1918
Poste de défense contre sous-marins
Poste de défense contre sous-marins
1918 (≈ 1918)
Canons de 95 mm installés à la pointe.
1939–1945
Occupation allemande
Occupation allemande
1939–1945 (≈ 1942)
Sémaphore et corps de garde réutilisés.
30 octobre 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
30 octobre 2000 (≈ 2000)
Inscription du réduit (cadastre ZR 310).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Réduit (cad. ZR 310) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
Projette une batterie en 1689 lors de son passage. |
| Général Noizet - Inspecteur-général du génie |
Impose en 1848 la batterie taillée dans la falaise. |
Origine et histoire
Le réduit de la Pointe-d'Arzic fait partie d’un ensemble fortifié situé à Locmaria, sur l’île de Belle-Île-en-Mer, en Bretagne. Construit au 3e quart du XIXe siècle (1858–1862), il comprend une batterie basse avec un corps de garde défensif (1859–1861), un retranchement en maçonnerie du XVIIIe siècle, et un sémaphore ajouté vers 1861–1862. Ce site illustre l’adaptation des modèles militaires standard (comme le corps de garde n°3 de 1846) aux contraintes géographiques extrêmes, ici par déroctage de la falaise. Le général Noizet, inspecteur-général du génie, joua un rôle clé en 1848 pour imposer cette solution technique malgré son coût.
L’histoire du site remonte au XVIIIe siècle, avec une première batterie mentionnée dès 1705, réaménagée après 1763 et pendant la guerre d’Amérique. Armée de canons de 24 livres en 1747, elle fut modernisée en 1803 (deux canons de 24 livres et un mortier) puis en 1841, avec trois pièces d’artillerie lourds. La batterie basse, désaffectée en 1874, devint une résidence privée après avoir servi de casernement allemand pendant la Seconde Guerre mondiale. Le sémaphore, utilisé comme poste d’observation en 1918 et 1939–1945, est aujourd’hui aussi une propriété privée.
Le réduit de la Pointe-d’Arzic se distingue par son intégration dans le roc, une rareté en Bretagne. Son corps de garde, modifié en habitation, et les tobrouks allemands (postes bétonnés légers) autour du sémaphore témoignent des réutilisations militaires successives. Classé Monument Historique en 2000, le site conserve des vestiges des XVIIIe et XIXe siècles, bien que certains éléments (comme le parapet de la batterie de 1859) aient disparu. La précision de sa localisation reste médiocre (niveau 5/10), reflétant les défis de cartographie des sites côtiers escarpés.