Construction du cryptoportique vers 100 (≈ 100)
Galerie en U intégrée au forum romain.
1840
Première découverte de colonnes
Première découverte de colonnes 1840 (≈ 1840)
Lors de la construction des halles.
1922
Redécouverte majeure
Redécouverte majeure 1922 (≈ 1922)
Fouilles interrompues sous les maisons.
1923
Classement monument historique
Classement monument historique 1923 (≈ 1923)
Protection officielle du site.
1982-1983
Restauration et ouverture
Restauration et ouverture 1982-1983 (≈ 1983)
Sauvegarde et accès au public.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Société archéologique champenoise - Bénévoles et chercheurs
Fouilles et étude du site.
Saint-Saulieu - Découvreur en 1840
Mise au jour partielle initial.
Origine et histoire
Le cryptoportique de Reims est une galerie souterraine de type horreum, construite vers l’an 100 sous la forme d’un U, située sous l’actuelle place du Forum. Ce monument faisait partie intégrante du forum romain de Durocortorum (Reims antique), mesurant environ 65 mètres de large sur 250 de long. Il servait probablement de lieu de stockage ou d’espace lié aux activités économiques du forum, situé à l’intersection du cardo et du decumanus. Ses murs en petit appareil et sa voûte en mortier de tuileau, soutenue par des piliers, abritaient des loges en bois et des décors en stuc coloré. Une entrée monumentale, dotée d’un escalier tournant au-dessus d’un autel impérial, marquait son accès.
La destruction partielle du cryptoportique remonte aux invasions du IVe siècle, lors du déclin de l’Empire romain. Malgré la réduction de la ville et un urbanisme ultérieur désordonné, l’emplacement conserva le nom de « place du Forum », préservant ainsi sa mémoire. Au XVIIIe siècle, la rationalisation urbaine de Reims encadra cette zone avec la place Royale et la place de l’Hôtel-de-Ville, sans altérer les vestiges enfouis.
La redécouverte du site eut lieu en 1922, lors de la démolition des anciennes halles de la place du Marché pour construire les Halles centrales. Les fouilles révélèrent une salle de 52 mètres de long, haute de 5,70 mètres, soutenue par des piliers centraux et des alcôves latérales. Une partie des vestiges, située sous des maisons reconstruites après la Première Guerre mondiale, ne put être explorée. Des colonnes avaient déjà été mises au jour en 1840, mais aucune fouille systématique n’avait été entreprise à l’époque.
Classé monument historique en 1923, le cryptoportique fut longtemps négligé, se résumant à une terrasse gazonnée et un escalier métallique. Ce n’est qu’en 1982 que des travaux de sauvegarde furent menés, notamment la consolidation d’un pilier enfoncé de 65 cm et la restauration de voûtes effondrées. Ces interventions permirent son ouverture au public en 1983, limitée à la partie orientale. Aujourd’hui, le site accueille des expositions et des manifestations culturelles, tout en illustrant le passé romain de Reims.
Le cryptoportique met en lumière le rôle central de Reims (Durocortorum) dans la Gaule romaine, comme en témoignent ses 3 160 visiteurs en 2002. Son usage actuel, mêlant visites touristiques et événements artistiques, perpétue sa fonction de lieu de rassemblement, bien que sous une forme contemporaine. Les fouilles, menées principalement par des bénévoles de la Société archéologique champenoise, restent partielles en raison des contraintes urbaines.
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Collection
Il sert de scène à des manifestations de musique en extérieur et d'expositions en intérieur.