Construction du Relais 1880 (≈ 1880)
Édification par un ancien bagnard à l'angle des rues Montravel et Mélinon.
1909
Fondation de la maison Pérez & Lévy
Fondation de la maison Pérez & Lévy 1909 (≈ 1909)
Association de deux anciens bagnards pour un commerce diversifié.
2018
Projet de réhabilitation
Projet de réhabilitation 2018 (≈ 2018)
Sélection dans le programme Action Cœur-de-ville pour transformation en meublé de tourisme.
2020
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2020 (≈ 2020)
Reconnaissance officielle du bâtiment comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’ensemble architectural du relais Barcarel et sa parcelle en totalité, situé avenue Félix-Eboué, sur la parcelle n° 79, figurant au cadastre section AD : inscription par arrêté du 11 juin 2020
Personnages clés
Fernand Perez-Moreyra
Ancien bagnard, cofondateur de la maison Pérez & Lévy.
Albert Lévy
Ancien bagnard, cofondateur de la maison Pérez & Lévy.
Origine et histoire
Le Relais Barcarel est un ancien commerce remarquable situé à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. Il a été construit par un ancien bagnard vers 1880 à l'angle des rues Montravel et Mélinon (aujourd'hui rue Félix Eboué). La maison a successivement abrité un magasin de cartes postales, un commerce de matériel pour orpailleurs, puis un hôtel dont le rez-de-chaussée accueillait le bar-restaurant "Le Saramaka". Elle présente l'originalité d'être la seule maison à ossature bois de la ville dont le remplissage en briques est apparent. En mars 2019, le bâtiment a été retenu pour bénéficier du loto du patrimoine. Deux anciens bagnards, Fernand Perez-Moreyra et Albert Lévy, déportés au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni respectivement en 1891 et 1887, se sont associés en 1909 pour fonder la maison Pérez & Lévy et éditer des cartes postales principalement sur l'est guyanais. Ils avaient déménagé de leur modeste commerce du 19 rue Montravel pour s'installer dans la maison Guihard, l'une des plus élégantes bâtisses de la ville. Leur commerce vendait tissus, mercerie, fournitures de bureau, matériel pour orpailleurs, quincaillerie et armes à feu, et proposait également la location de livres et le débit de timbres. L'administration pénitentiaire du bagne figurait parmi leurs principaux clients. Les deux associés sont retournés en métropole en 1917. La maison, laissée à l'abandon pendant plus de vingt ans, a fait l'objet en 2018 d'un projet de réhabilitation sélectionné dans le programme Action Cœur-de-ville en vue d'une transformation en meublé de tourisme. Elle a été inscrite aux Monuments historiques en juin 2020.