Frise chronologique
1654
Construction du relais
Construction du relais
1654 (≈ 1654)
Fondation par la famille Potier.
1762
Trafic régulier Paris-Sedan
Trafic régulier Paris-Sedan
1762 (≈ 1762)
Un carrosse hebdomadaire passe.
1789
Révolution française
Révolution française
1789 (≈ 1789)
Perte des privilèges pour les Potier.
Début XIXe siècle
Apogée du trafic
Apogée du trafic
Début XIXe siècle (≈ 1904)
Une diligence quotidienne en circulation.
Milieu XIXe siècle
Fermeture du relais
Fermeture du relais
Milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Déclin face au chemin de fer.
3 mai 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
3 mai 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle des bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien relais de poste composé des bâtiments suivants : corps de logis, anciennes écuries, ancienne bergerie, grange avec sa cave ainsi que la parcelle (cad. D4 345) : inscription par arrêté du 3 mai 1994
Personnages clés
| Famille Potier - Maîtres de poste |
Géra le relais pendant plusieurs siècles. |
| Charles de Gonzague - Fondateur de Charleville |
Créa la manufacture d’armes voisine. |
| Postillons (non nommés) - Conducteurs d’attelages |
Assuraient les rotations des chevaux. |
Origine et histoire
Le relais de poste à chevaux de Launois-sur-Vence, édifié en 1654, était un point d’étape essentiel sur deux axes majeurs : Sedan-Paris via Mézières et Charleville, et Stenay-Aubenton, reliant le Nord et l’Est de la France. Ce relais, aussi demeure des Messageries Royales, accueillait voyageurs, marchandises et attelages, avec un trafic croissant : un carrosse hebdomadaire Paris-Sedan en 1762, puis une diligence quotidienne au début du XIXe siècle. Son activité était liée à la manufacture d’armes de Charleville et au transport de saumon vers Versailles, comme en témoigne la devise sur le brassard d’un postillon.
La famille Potier, dynastie de maîtres de poste, gérait le relais depuis sa création. Au XVIIIe siècle, ils possédaient une écurie de douze chevaux et complétaient leurs revenus par l’agriculture, utilisant fumures et fourrage pour entretenir leur cavalerie. Malgré la perte de leurs privilèges lors de la Révolution de 1789, ils conservèrent le relais et acquirent des biens nationaux. Le déclin des diligences au XIXe siècle, remplacé par le chemin de fer, entraîna sa fermeture. Transformé en exploitation agricole, il fut restauré à la fin du XXe siècle par une association patrimoniale et attire aujourd’hui 60 000 visiteurs annuels.
L’architecture du relais, en quadrilatère ouvert, comprend la demeure du maître de poste, des écuries, une halle aux diligences en bois d’aulne (œuvre des compagnons charpentiers ardennais), et une bergerie. La halle, conçue pour optimiser la rotation des chevaux, abritait un circuit de soins et de repos de 48 heures par animal. Les caves voûtées, les greniers à grain et les dépendances abritent désormais un verger de variétés anciennes et une roseraie issue de recherches de l’INRA. Classé monument historique en 1994, le site illustre l’ingéniosité des relais postaux de l’Ancien Régime.
Devenir actuel
Le relais a été restauré à la fin du xxe siècle par une association d'animation culturelle puis de sauvegarde du patrimoine, désormais propriétaire des lieux.
Il accueille aujourd'hui 60 000 visiteurs par an.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.