Rempart romain d'Orange dans le Vaucluse

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Remparts gallo-romains

Rempart romain d'Orange

  • Route de Roquemaure
  • 84100 Orange
Rempart romain dOrange
Rempart romain dOrange
Rempart romain dOrange
Rempart romain dOrange
Rempart romain dOrange
Rempart romain dOrange
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1600
1700
1800
1900
2000
Début de l'Empire romain
Construction initiale
1620-1623
Destruction partielle
1930
Fouilles archéologiques
1935 et 1938
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte du rempart située à l'entrée du cimetière, route de Roquemaure, au Sud-Ouest de la ville (cad. P 49) : classement par arrêté du 21 août 1935 ; Restes du rempart au Sud-Ouest de la ville (cad. P 45 à 47, 55, 56) : classement par arrêté du 5 décembre 1938

Personnages clés

Auguste Empereur romain sous lequel l'enceinte a été construite.
Vespasien Empereur romain sous lequel des modifications ont été apportées au rempart.
Maurice de Nassau Responsable de la destruction d'une grande partie du rempart au XVIIe siècle.
Jules Formigé Archéologue ayant mené des fouilles en 1930.
Jacques de La Pise Auteur d'une vue du rempart en 1627.
Robert Amy A tenté une restitution du plan du rempart en 1962.

Origine et histoire du rempart romain

Le rempart romain d'Orange est une enceinte urbaine située à Orange, dans le Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Datée du début de l'Empire romain, elle pouvait clore un espace estimé à environ 60 à 70 hectares, valeur toutefois imprécise en raison d'un manque de données pour son tracé septentrional. L'enceinte figure parmi les dix-huit enceintes urbaines construites dans les provinces gauloises au début du Haut-Empire, après l'avènement d'Auguste. Sa vocation, à la fois militaire et ostentatoire, semble avoir rapidement disparu : sous Vespasien, des parcelles privées empiètent sur la courtine et une tour est transformée en habitation. Si la partie sud est relativement bien connue, le tracé nord reste hypothétique, la majeure partie du rempart ayant apparemment été détruite par Maurice de Nassau entre 1620 et 1623 lors de la construction d'une grande fortification. Le rempart est représenté sur une vue de Jacques de La Pise en 1627, mais la description qu'il donne en 1639 doit être considérée avec réserve. Une tentative de restitution du plan par Robert Amy en 1962 n'a pas apporté de preuves concluantes pour le tiers nord. La muraille pourrait avoir un développement total d'environ 3,5 km. Le seul tronçon authentifié se trouve le long de la route de Roquemaure, au niveau du cimetière communal, découvert lors de fouilles menées en 1930 par Jules Formigé. Ces murs de la porte antique semblent avoir servi de fondation à une tour médiévale, ce qui a contribué à leur conservation, et un autre fragment, retrouvé dans l'enceinte du cimetière, sert de fondation à une architecture plus récente. D'autres fragments attribuables à la courtine ou à des tours sont signalés sur le tracé méridional. Le vestige conservé sur la route de Roquemaure est probablement celui d'une porte, longtemps qualifiée de « thermes ». Cette porte est flanquée de deux tours rondes d'un diamètre extérieur de 9 mètres, séparées par 15 mètres ; trois passages s'ouvrent entre elles : un passage central de 4,70 mètres qui s'évase vers l'intérieur jusqu'à 7,40 mètres, encadré de deux passages piétonniers larges de 1,50 mètre chacun. Le parement des murs est réalisé en petits moellons, et les tours qui jalonnent la courtine paraissent construites selon le même modèle que celles retrouvées sur la route de Roquemaure. Le site a été classé au titre des monuments historiques par les arrêtés des 21 août 1935 et 5 décembre 1938.

Liens externes