Frise chronologique
Fin du Ier siècle av. J.-C.
Construction de l'enceinte
Construction de l'enceinte
Fin du Ier siècle av. J.-C. (≈ 5 av. J.-C.)
Sous Auguste, parmi 18 enceintes gauloises
Ier siècle (époque de Vespasien)
Perte de la vocation militaire
Perte de la vocation militaire
Ier siècle (époque de Vespasien) (≈ 150)
Empiètements privés sur les murs
1620-1623
Destruction partielle
Destruction partielle
1620-1623 (≈ 1622)
Par Maurice de Nassau pour fortification
1930
Fouilles de Jules Formigé
Fouilles de Jules Formigé
1930 (≈ 1930)
Découverte de la porte sud
21 août 1935 et 5 décembre 1938
Classement monument historique
Classement monument historique
21 août 1935 et 5 décembre 1938 (≈ 1938)
Protection des vestiges sud-ouest
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte du rempart située à l'entrée du cimetière, route de Roquemaure, au Sud-Ouest de la ville (cad. P 49) : classement par arrêté du 21 août 1935 ; Restes du rempart au Sud-Ouest de la ville (cad. P 45 à 47, 55, 56) : classement par arrêté du 5 décembre 1938
Personnages clés
| Auguste - Empereur romain |
Commanditaire présumé de l'enceinte |
| Vespasien - Empereur romain |
Règne durant l'empiètement privé |
| Maurice de Nassau - Stratège militaire |
Responsable de destructions (1620-1623) |
| Jules Formigé - Archéologue |
Fouilles de 1930 sur la porte |
| Jacques de La Pise - Artiste du XVIIe siècle |
Auteur de vues du rempart |
Origine et histoire
Le rempart romain d’Orange, construit au début du Haut-Empire sous Auguste (fin du Ier siècle av. J.-C.), faisait partie des 18 enceintes urbaines érigées en Gaule romaine. D’une vocation à la fois militaire et symbolique, il perd rapidement son usage défensif : dès l’époque de Vespasien (Ier siècle), des parcelles privées empiètent sur ses murs, et une tour est convertie en habitation. Son tracé exact reste incertain, notamment au nord, où des destructions massives interviennent entre 1620 et 1623 sous Maurice de Nassau pour construire une fortification moderne.
La partie sud, mieux documentée, révèle une porte monumentale sur la route de Roquemaure, découverte en 1930 par Jules Formigé. Cette porte, large de 4,70 m et flanquée de deux tours rondes de 9 m de diamètre, était accompagnée de passages piétonniers. Les fouilles ont montré que ses fondations servirent plus tard à une tour médiévale, assurant sa conservation. D’autres fragments, comme ceux du cimetière communal, confirment l’utilisation de matériaux antiques dans des constructions postérieures.
Classé monument historique en 1935 et 1938, le rempart illustre l’évolution urbaine d’Orange, où l’enceinte romaine, initialement ostentatoire, devient un réservoir de pierres pour les époques suivantes. Les représentations artistiques des XVIIe et XVIIIe siècles (comme celles de Jacques de La Pise en 1627 et 1639) en offrent des vues partielles, mais leur fiabilité est limitée. Aujourd’hui, seuls 3,5 km de muraille sur les 7 km originels sont hypothétiquement localisables, principalement dans la partie méridionale.