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Remparts gaulois d'Amboise en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Remparts gallo-romains

Remparts gaulois d'Amboise

  • Les Chateliers
  • 37530 Amboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Remparts gaulois dAmboise
Crédit photo : Arcyon37 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
238 Rue Augustin Thierry 37400 Amboise

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1100
1900
2000
Vers 410 av. J.-C. (La Tène A/B1)
Construction du noyau primitif
La Tène finale (IIe-Ier s. av. J.-C.)
Surélévations défensives
Moyen Âge
Arasement et mise en culture
1978
Fouilles archéologiques
30 avril 1986
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Remparts et fossés gaulois (cad. F 523, 550, 551, 552, 556, 560, 1704, 1706) : classement par arrêté du 30 avril 1986

Personnages clés

Dubuisson-Aubenay - Cartographe (XVIIe siècle) Localisa le rempart sur des cartes
Jean-Marie Laruaz - Archéologue et historien Dirigea les études modernes sur l’oppidum
André Peyrard - Archéologue Publia sur les recherches des années 1980

Origine et histoire des remparts gaulois

Le rempart gaulois des Châteliers, situé à Amboise (Indre-et-Loire), est une fortification en terre de 800 m de long, construite en plusieurs phases durant la période de La Tène (Antiquité). Il délimitait à l’est un oppidum de plus de 50 hectares, potentiellement la capitale du peuple gaulois des Turones. Ce site stratégique, occupé depuis le Néolithique, témoignait d’activités artisanales, cultuelles et politiques à La Tène finale. Le rempart, partiellement arasé au Moyen Âge pour l’agriculture, fut classé monument historique en 1986.

Les fouilles menées à partir de 1978, après le percement d’une route traversant le rempart, révélèrent trois phases de construction : un noyau primitif édifié sous La Tène ancienne (vers 410 av. J.-C.), des surélévations défensives à La Tène finale, et un arasement médiéval suivi de mises en culture. La coupe archéologique montre un talus initial en argile de 10 m de large, surélevé jusqu’à 10 m de haut par des recharges successives. Aucune trace de parement en pierre (type murus gallicus) n’a été identifiée, suggérant un modèle proche des remparts « de type Fécamp ».

Le site, mentionné dès le XVIIe siècle par des cartographes comme Dubuisson-Aubenay, était déjà associé par la tradition locale à l’emplacement originel d’Amboise. Les études modernes, notamment celles de Jean-Marie Laruaz, confirment son rôle central dans l’organisation territoriale des Turones entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C. L’oppidum, dominé par un éperon rocheux à 100 m d’altitude, contrôlait le confluent de la Loire et de l’Amasse, un point névralgique pour les échanges et la défense.

Classés avec leurs fossés en 1986, les vestiges sont aujourd’hui protégés par un grillage et un abri couvrant la coupe de 1978. Le plateau, mis en culture dès le Moyen Âge, conserve des traces des strates archéologiques sous une couche de terre rapportée (30 à 80 cm d’épaisseur). Bien que partiellement détruit, le rempart reste un témoignage majeur de l’architecture militaire gauloise en Centre-Val de Loire.

Les recherches bibliographiques, dont les thèses de Jean-Marie Laruaz et les publications du Cercle Ambacia, soulignent l’importance du site dans la compréhension des oppida celtiques. Les objets découverts, exposés dans des catalogues comme Ambacia, la Gauloise (2017), révèlent une vie artisanale et politique intense, renforçant l’hypothèse d’une capitale pour les Turones.

Liens externes

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