Incendie du bourg 1590 (≈ 1590)
Dommages partiels au manoir.
Seconde moitié du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Seconde moitié du XVIe siècle (≈ 1675)
Édification du manoir et décors Renaissance.
Début du XVIIe siècle
Restauration post-incendie
Restauration post-incendie Début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Travaux après les dégâts de 1590.
27 avril 1992
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 avril 1992 (≈ 1992)
Protection du manoir et dépendances.
Fin du XIXe siècle
Transformation en presbytère
Transformation en presbytère Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Restauration par l’architecte Bardon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Manoir proprement dit avec sa tour d'escalier centrale ; logis adjacent à l'Est ; portail d'entrée (cad. BL 126, 129, 130) : inscription par arrêté du 27 avril 1992
Personnages clés
Architecte Bardon - Restaurateur (XIXe siècle)
Transforme le manoir en presbytère.
Origine et histoire
Le manoir Renaissance de Chamberet, aujourd’hui classé Monument Historique, illustre une transition architecturale entre le Moyen Âge et la Renaissance. Construit sur un plan médiéval typique (corps de logis rectangulaire avec tour d’escalier centrale en saillie), il arbore des éléments décoratifs Renaissance, comme les pilastres superposés de sa tourelle, inspirés du répertoire classique. L’édifice, érigé dans la seconde moitié du XVIe siècle, aurait subi des dommages lors de l’incendie du bourg en 1590, avant d’être partiellement restauré au début du XVIIe siècle.
L’escalier à vis, à noyau central, desservait originellement deux ailes, Est et Ouest, dont les portes gémelées à l’Ouest furent ultérieurement murées. Le rez-de-chaussée du logis Est conserve une cuisine du XVIe siècle, avec sa cheminée en arc bombé et son four intégré. À l’étage, une grande cheminée, aujourd’hui masquée par des boiseries du XIXe siècle, témoigne d’une structure plus ancienne en pierre. Le manoir, transformé en presbytère à la fin du XIXe siècle par l’architecte Bardon, fut alors agrandi d’un logis adjacent et d’une croix maltaise sculptée sur le mur de clôture.
Les travaux de restauration du XIXe siècle, bien que modifiant partiellement l’édifice, ont permis sa préservation. Classé par arrêté en 1992, le manoir comprend aujourd’hui le corps principal, sa tour d’escalier, le logis Est adjacent et le portail d’entrée. Son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales de la Corrèze, entre Renaissance et époque moderne.