Propriété de Jean Roscouët 1578 (≈ 1578)
Date gravée mentionnant le propriétaire.
4e quart XVIe siècle
Construction de la maison
Construction de la maison 4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Période de construction attestée par le style architectural.
5 juin 1930
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 juin 1930 (≈ 1930)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. BC 264) : classement par arrêté du 5 juin 1930
Personnages clés
Jean Roscouët - Propriétaire en 1578
Nom gravé sur l’édifice, remettant en cause la légende.
Origine et histoire du Rendez-vous de chasse
La maison à tourelle dite Rendez-vous de chasse des Rohan est située à Pontivy, dans le Morbihan, et date du dernier quart du XVIe siècle. Ce bâtiment se distingue par son encorbellement reposant sur une colonne, ainsi que par une façade ornée de pilastres et de motifs de couronnement. Malgré son nom évoquant la famille de Rohan, dont le château est proche, aucune preuve héraldique (comme les macles caractéristiques) ni document historique ne confirme son usage comme pavillon de chasse par cette lignée.
Une inscription sur l’édifice atteste que Jean Roscouët en était le propriétaire en 1578, ce qui contredit la tradition orale associant le lieu aux Rohan. La maison, classée Monument Historique en 1930 pour ses façades et toitures, présente un style architectural typique de la Renaissance bretonne, avec des fenêtres à pilastres et consoles. Son emplacement actuel, rue Lorois (anciennement Neuillac), et son état de conservation en font un témoignage remarquable de l’habitat urbain de l’époque.
La localisation de la maison, à proximité immédiate du château des Rohan, a probablement contribué à la persistance de la légende liée à son nom. Cependant, l’absence d’éléments héraldiques ou d’archives mentionnant son usage par la famille noble invite à considérer cette appellation comme une attribution postérieure, sans fondement historique vérifié. Le bâtiment, aujourd’hui propriété d’une association, illustre les techniques constructives et les goûts décoratifs de la bourgeoisie ou de l’aristocratie locale à la fin du XVIe siècle.