Construction du réservoir 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Création pour les eaux de Belleville
1889
Inauguration musée de dermatologie
Inauguration musée de dermatologie 1889 (≈ 1889)
Extension fonctionnelle de l'hôpital
2006
Classement monument historique
Classement monument historique 2006 (≈ 2006)
Protection des eaux de Belleville
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Fonda l'hôpital après épidémies
Gustave-Léon Vera - Architecte
Conçut le musée en 1882-1884
Claude Vellefaux - Architecte
Associé à l'hôpital Saint-Louis
Origine et histoire
Le réservoir de l'hôpital Saint-Louis est un édifice en pierre situé au 7 rue Juliette-Dodu, dans le 10e arrondissement de Paris. Construit au XVIIe siècle, il fait partie du complexe hospitalier Saint-Louis, le plus ancien hôpital parisien, fondé sous Henri IV après des épidémies de peste. Ce réservoir, de plan rectangulaire et couvert de tuiles, était destiné à recevoir les eaux des sources de la colline de Belleville. Ses dimensions modestes (une dizaine de mètres de long) et ses six contreforts en pierre sur le côté sud-est en font un exemple typique des infrastructures hydrauliques de l'époque.
Au XIXe siècle, l'hôpital Saint-Louis devient un centre majeur de dermatologie, avec la création d'un musée en 1889 pour abriter des moulages médicaux. Le réservoir, quant à lui, reste lié au système hydraulique historique des eaux de Belleville. Il est classé monument historique en 2006, dans le cadre d'une protection globale de ce réseau. Son architecture sobre, marquée par des matériaux traditionnels comme la pierre et la tuile, reflète son utilité première : stocker et distribuer l'eau pour l'hôpital et ses dépendances.
Le réservoir s'inscrit dans un ensemble architectural plus large, incluant des pavillons et des galeries classés ou inscrits à différentes dates (1937, 1982, 1993, 2003). Parmi les architectes associés à l'hôpital, on cite Claude Vellefaux, A. Lemercier, et Gustave-Léon Vera, ce dernier ayant œuvré sur le musée de dermatologie à la fin du XIXe siècle. La protection du réservoir en 2006 souligne son importance patrimoniale, tant pour son rôle historique que pour sa représentation des techniques hydrauliques d'Ancien Régime.