Frise chronologique
1851
Date gravée sur le linteau
Date gravée sur le linteau
1851 (≈ 1851)
Présente sur une fenêtre de l’étage.
1854
Construction de l’immeuble
Construction de l’immeuble
1854 (≈ 1854)
Date portée, architecte Edmond Chambert.
1855
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1855 (≈ 1855)
Mentionnée dans la matrice cadastrale.
1858
Première imposition
Première imposition
1858 (≈ 1858)
Revenu cadastral de 1 200 francs.
9 octobre 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
9 octobre 1986 (≈ 1986)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. B 3406) : inscription par arrêté du 9 octobre 1986
Personnages clés
| Charles Tron - Commanditaire et propriétaire |
Conseiller général, maire, député, propriétaire de l’hôtel d’Angleterre. |
| Edmond Chambert - Architecte maître d’œuvre |
Concepteur des thermes de Luchon. |
| Noël Tron - Ancien propriétaire du terrain |
Père ou parent de Charles Tron. |
Origine et histoire
La Résidence Charles Tron est un immeuble bourgeois construit dans le 3e quart du XIXe siècle, situé en retrait de l’allée d’Etigny à Bagnères-de-Luchon. L’édifice, de volume cubique massif, est surmonté d’une toiture en ardoise et orné de décors architecturaux soignés : frontons semi-circulaires, marbres polychromes, et un perron symétrique menant à une porte encadrée. Son emplacement, initialement occupé par le jardin de l’hôtel d’Angleterre, reflète son lien avec l’activité thermale et hôtelière de la ville.
L’immeuble fut érigé en 1854 par l’architecte départemental Edmond Chambert, également concepteur des thermes de Luchon, sur un terrain appartenant autrefois à Noël Tron. Commanditée par Charles Tron – conseiller général, maire de Luchon et député –, la résidence servait à la fois de logement personnel (rez-de-chaussée et cave) et d’hébergement pour le personnel de l’hôtel d’Angleterre, propriété voisine de Tron. Les façades et toitures, remarquablement conservées, ont été inscrites aux Monuments Historiques en 1986.
À l’intérieur, malgré des réaménagements, subsistent des éléments d’origine comme un escalier en marbre gris et des revêtements en marbre des paliers. Un petit escalier en bois dessert l’étage de comble. La matrice cadastrale atteste de l’achèvement des travaux en 1855, avec une première imposition en 1858 pour un revenu de 1 200 francs, soulignant le prestige social et économique de ce projet architectural.
La localisation de la Résidence Charles Tron, à proximité des thermes et des hôtels de luxe, s’inscrit dans le développement urbain de Bagnères-de-Luchon comme station thermale prisée par l’aristocratie et la bourgeoisie au XIXe siècle. Son architecture éclectique, mêlant classicisme et ornements, témoigne des ambitions esthétiques et fonctionnelles de l’époque, où le thermalisme devenait un phénomène culturel et médical majeur.