Fondation du restaurant 1832 (≈ 1832)
Création par Pierre Heutte près des Halles.
1877
Spécialité des tripes
Spécialité des tripes 1877 (≈ 1877)
Alexandre Pharamond sert les tripes à la mode.
1900
Rénovation pour l'Exposition universelle
Rénovation pour l'Exposition universelle 1900 (≈ 1900)
Décor intérieur entièrement refait par Picard et Cie.
années 1930
Façade normande ajoutée
Façade normande ajoutée années 1930 (≈ 1930)
Imitation de pans de bois typiques.
4 juillet 1989
Classement monument historique
Classement monument historique 4 juillet 1989 (≈ 1989)
Protection du décor intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le décor intérieur (cad. 01 : 02 AQ 83) : inscription par arrêté du 4 juillet 1989
Personnages clés
Pierre Heutte - Fondateur
Crée le restaurant en 1832.
Alexandre Pharamond - Propriétaire emblématique
Lance les tripes à la mode en 1877.
Picard et Cie - Atelier décorateur
Réalise le décor en 1900.
Origine et histoire
Le restaurant Pharamond, situé au 24 rue de la Grande-Truanderie dans le quartier des Halles à Paris, est l’un des plus anciens établissements gastronomiques de la capitale. Fondé en 1832 par Pierre Heutte, grand-père d’Alexandre Pharamond, il s’installe près des Halles pour y proposer une cuisine provinciale, avec une spécialité devenue emblématique : les tripes à la mode de Caen, servies depuis 1877. Le lieu, initialement nommé La petite Normande, incarne l’héritage normand de ses fondateurs, comme en témoigne sa façade imitant les pans de bois typiques de l’est de la Normandie, ajoutée dans les années 1930.
Le décor intérieur, entièrement rénové pour l’Exposition universelle de 1900, est un chef-d’œuvre de céramiques et de miroirs en pâte de verre, réalisé par l’atelier Picard et Cie. Il met en scène une iconographie dédiée aux tripes à la mode de Caen, avec des panneaux peints et des faïences, dont une représentant une Normande en costume traditionnel. Ce décor, classé monument historique depuis 1989, se compose d’une grande salle au rez-de-chaussée, d’un salon à l’étage accessible par un escalier tournant, et de petits salons privatifs sous les toits. L’établissement, toujours en activité, perpétue une tradition culinaire vieilles de près de deux siècles.
Le Pharamond a marqué la culture populaire, servant de décor à des œuvres littéraires et cinématographiques. Dans Maigret et l’Homme tout seul de Georges Simenon, une scène clé de l’enquête se déroule dans ce restaurant des Halles. Au cinéma, Claude Lelouch y tourne en 1996 une scène mémorable d’Hommes, femmes : mode d’emploi, mettant en valeur ses banquettes en moleskine et son ambiance typique. Ces apparitions témoignent de son statut d’institution parisienne, à la croisée de l’histoire gastronomique et artistique.
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