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Restes de fortifications à Selles-sur-Cher dans le Loir-et-Cher

Restes de fortifications

    44 Rue Porte aux Renards
    41130 Selles-sur-Cher
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
1000
1100
1200
1300
1900
2000
21-22 janvier 1947
Destruction
Seconde moitié du Xe siècle
Première enceinte
1140
Première mention
1372
Nouvelle fortification
1946
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Thibault Ier de Blois - Comte de Blois Commanditaire de la première enceinte (Xe siècle).
Godemart Delinières - Responsable des fortifications Supervise la construction en 1372.

Origine et histoire

Les fortifications de Selles-sur-Cher trouvent leur origine dans une première enceinte édifiée à la demande de Thibault Ier, comte de Blois surnommé le Tricheur, durant la seconde moitié du Xe siècle. Ces premières défenses furent détruites, mais une Porte aux Renards est déjà mentionnée dans un acte de 1140, attestant de son rôle précoce dans le système défensif de la cité. Ces vestiges témoignent d’une occupation stratégique sur les bords du Cher, liée aux tensions féodales de l’époque.

En 1372, de nouvelles fortifications furent construites sous l’impulsion de Godemart Delinières, comprenant des murs épais de 2 mètres, flanqués de 6 tours (alternativement carrées et en fer à cheval), trois portes principales accompagnées de chapelles dédiées à Notre-Dame, trois portes secondaires et trois redoutés. L’ensemble était ceint de fossés larges de 20 mètres. La Porte aux Renards, tour carrée en maçonnerie de moellons, était équipée d’une herse et percée de trois meurtrières côté Cher. Son étroitesse la rendait aisément défendable par peu d’hommes.

La porte, classée Monument Historique en 1946, fut détruite entre le 21 et le 22 janvier 1947. Avant sa disparition, elle constituait l’un des derniers témoignages des fortifications médiévales de Selles-sur-Cher, marquées par leur adaptation aux conflits du XIVe siècle. Sa partie supérieure avait été arasée, et sa façade sur le Cher conservait les traces de son usage défensif. Aucune trace de pont-levis n’a été relevée dans les sources.

Les fortifications du XIVe siècle reflétaient les besoins militaires de l’époque, dans un contexte où la guerre de Cent Ans (1337–1453) renforçait l’importance des places fortes en Val de Loire. Selles-sur-Cher, située sur un axe stratégique entre Blois et le Berry, bénéficiait ainsi d’un système défensif conçu pour résister aux assièges et contrôler les accès fluviaux. La destruction de la Porte aux Renards au XXe siècle priva la ville d’un élément clé de son patrimoine médiéval.

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