Restes de la bastide à Olette dans les Pyrénées-Orientales

Restes de la bastide

  • 66360 Olette
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1335-1345
Construction de la Bastide
1345
Soumission à Pierre IV
1351
Restitution des biens
1413-1428
Construction de la chapelle
1469
Confiscation par Louis XI
Fin du XVe siècle
Développement d'un habitat
1635
Disparition du village
1674
Bombardement de la Bastide
1680
Démolition de la Bastide
1820
Destruction des bâtiments restants
9 mars 1927
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Bastide (restes) : inscription par arrêté du 9 mars 1927

Personnages clés

Jean de So Vicomte d'Évol, constructeur de la Bastide.
Pierre IV d'Aragon Roi d'Aragon à qui Jean de So se soumet.
Bérenger de So Fils de Jean de So, bénéficiaire de la restitution des biens.
Bernard de So Fils de Jean de So, bénéficiaire de la restitution des biens.
Guillaume de So Fils de Bernard de So, constructeur de la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste.
Louis XI Roi de France qui confisque la vicomté d'Évol.
Damien Dez Castlar Bénéficiaire de la confiscation de la vicomté d'Évol par Louis XI.

Origine et histoire

La Bastide, dite aussi La Bastida Nova, est un château en ruines situé au bord de la Têt, sur la commune d'Olette (Pyrénées-Orientales). Il a été construit par Jean de So, vicomte d'Évol, dans les années 1335-1345 et est qualifié de « Bastida Nova » en 1345. À la fin de la croisade d'Aragon, en 1345, Jean de So se soumit à Pierre IV d'Aragon et perdit la vicomté d'Évol ; par sentence du conseil royal du 28 septembre 1351, Pierre IV rendit toutefois les biens confisqués à ses fils Bérenger et Bernard. Bernard de So mourut en 1413 ; son fils Guillaume lui succéda et fit édifier la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste entre 1413 et 1428, année de sa mort. En 1469, Louis XI, qui avait obtenu les comtés de Cerdagne et de Roussillon par le traité d'Olite en 1462, confisqua la vicomté au profit de Damien Dez Castlar. Un habitat se développa autour de l'enceinte : vers la fin du XVe siècle, une centaine d'habitants s'y groupèrent, mais le village fortifié disparut vers 1635. La Bastida fut bombardée en 1674 et est considérée comme démolie en 1680. En 1820, le propriétaire fit abattre les bâtiments restants, ne conservant que deux tours qui subsistent aujourd'hui. Les ruines de la Bastida ont été inscrites au titre des monuments historiques le 9 mars 1927.

L'enceinte du château avait un plan carré de 25 mètres de côté ; au moins deux angles, sud-est et sud-ouest, étaient protégés par des tours circulaires encore visibles. La maison d'habitation était adossée au mur oriental, à gauche de la porte d'entrée. Le pourtour était ceint de fossés entre lesquels s'étendait une esplanade ou un petit jardin. À quelques mètres, près du chemin et d'un ancien pont, des vestiges d'un bâtiment restent apparents.

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