Frise chronologique
7-19 juin 1944
Bataille de Tilly-sur-Seulles
Bataille de Tilly-sur-Seulles
7-19 juin 1944 (≈ 13)
Dommages majeurs pendant la Libération
XIIe siècle (seconde moitié)
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1250)
Chapelle bâtie selon Arcisse de Caumont
Fin XIVe siècle
Culmination des chapelains
Culmination des chapelains
Fin XIVe siècle (≈ 1495)
Cinq chapelains attestés
1712
Réduction du personnel
Réduction du personnel
1712 (≈ 1712)
Deux chapelains restants
XIXe siècle
Dégradation avancée
Dégradation avancée
XIXe siècle (≈ 1865)
Tour ouest disparue
11 septembre 1963
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 septembre 1963 (≈ 1963)
Protection des vestiges
1974
Restauration et reconversion
Restauration et reconversion
1974 (≈ 1974)
Musée de la bataille
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-du-Val (restes) (cad. AB 66) : classement par arrêté du 11 septembre 1963
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l’architecture (1846) |
| Raymond Triboulet - Homme politique local |
Impulsa la restauration (1974) |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-du-Val, située à Tilly-sur-Seulles dans le Calvados, est un édifice religieux catholique construit au XIIe siècle, plus précisément dans sa seconde moitié selon les observations d’Arcisse de Caumont. Les circonstances de sa fondation restent inconnues, mais son architecture, incluant des archivoltes décorées de zigzags et des fenêtres ogivales, témoigne de son importance historique. À la fin du XIVe siècle, cinq chapelains y officiaient, réduits à deux après 1712. L’édifice, déjà dégradé au XIXe siècle, perdit sa tour ouest et fut désaffecté pour des usages profanes (grenier, étable) avant d’être endommagé lors de la bataille de Tilly-sur-Seulles (juin 1944).
Rebaptisée église Saint-François au XVIIIe siècle, la chapelle fut classée Monument Historique en 1963 malgré son état de ruine. Sa restauration en 1974, impulsée par Raymond Triboulet et financée par le département, lui donna une nouvelle vocation : musée commémoratif de la bataille de 1944. Les vestiges conservés, comme le linteau en voûte surbaissée et les modillons signalés par Caumont, en font un site remarquable, bien que partiellement détruit.
Aujourd’hui, la chapelle appartient à la commune et sert de lieu de mémoire, illustrant à la fois le patrimoine médiéval normand et les cicatrices de la Seconde Guerre mondiale. Son inscription au titre des monuments historiques et sa localisation sur la rue du 18 Juin 1944 soulignent son double héritage, religieux et militaire. Les sources, dont les travaux d’Arcisse de Caumont (1846), confirment son intérêt architectural malgré les aléas de son histoire.