Construction initiale Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Date présumée par l’inscription dégradée *« 16... »*
11 juin 1930
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 juin 1930 (≈ 1930)
Inscription des *« restes de la croix »*
1940-1944
Ajout commémoratif
Ajout commémoratif 1940-1944 (≈ 1942)
Croix moderne dédiée aux prisonniers
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Croix située au bord de la route (restes) : inscription par arrêté du 11 juin 1930
Personnages clés
Meandre (ou Me Andre) - Sculpteur présumé
Auteur possible selon l’inscription *« FAICTPARMEANDRE »*
Origine et histoire
La calvaire Sainte-Anne, aussi appelée Croix des prisonniers, est une croix monumentale située à Séneujols, en Haute-Loire, au bord de la route reliant Bains à Séneujols. Ce monument se compose de deux parties distinctes : un bloc pyramidal sculpté du XVIIe siècle, surmonté d’une croix en fer à fleurs de lys, et une croix granitique moderne ajoutée en mémoire des prisonniers français de la Seconde Guerre mondiale (1940-1944). Les chaînes symbolisant la captivité relient ces éléments, créant un dialogue entre les époques.
Le bloc ancien, fortement érodé, porte des sculptures énigmatiques : une femme voilée tenant un être indéfini (homme ou animal), un personnage barbu évoquant le Christ, Moïse ou une figure biblique, et une inscription partielle « FAICTPARMEANDRE », attribuant possiblement l’œuvre à un sculpteur nommé Meandre ou André. Une date illisible, commençant par « 16... », confirme son origine fin XVIIe siècle. Ces détails, bien que dégradés, témoignent d’un artisanat local et d’une symbolique religieuse marquée.
La croix moderne, ajoutée ultérieurement, porte les millésimes « 1940 » et « 1944 », ainsi que des chaînes, commémorant explicitement les prisonniers de guerre français. Ce double héritage — religieux et mémoriel — fait de ce monument un objet hybride, à la fois vestige du patrimoine rural auvergnat et symbole de la Résistance. La tradition locale le dit « très ancien », bien que son inscription aux Monuments Historiques (11 juin 1930) ne concerne que les « restes de la croix » d’origine.
L’emplacement, sur l’axe routier entre Bains et Séneujols, suggère une fonction initiale de repère ou de protection pour les voyageurs, typique des croix de carrefour en Velay. Aujourd’hui propriété communale, le site reste accessible, bien que sa localisation exacte (1 Impasse des Pageniers) soit approximative selon les sources. Les descriptions divergent sur son état : Monumentum évoque un « rudiment de fleuron » et des « lettres illisibles », tandis que Wikipedia souligne la dégradation des sculptures, reflétant les défis de conservation.
Les sources s’accordent sur son classement parmi les monuments historiques depuis 1930, mais aucune ne précise les circonstances de sa protection. Le travail de Jean Chaize (Croix du Velay et de la Haute-Loire, 1981) pourrait apporter des éclaircissements supplémentaires, bien que non détaillés ici. Enfin, la mention « Portail de l’architecture chrétienne » dans les liens externes rappelle son ancrage dans la tradition des croix de chemin, omniprésentes en Auvergne-Rhône-Alpes.