Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la tour défensive circulaire.
1448
Acquisition par les Lostanges
Acquisition par les Lostanges
1448 (≈ 1448)
La seigneurie passe à cette famille.
1780
Restauration du château
Restauration du château
1780 (≈ 1780)
Dernière rénovation avant sa destruction.
1792
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire
1792 (≈ 1792)
Château rasé par Joseph Lakanal.
22 août 1949
Classement monument historique
Classement monument historique
22 août 1949 (≈ 1949)
Inscription des vestiges de la tour.
1er janvier 2017
Fusion communale
Fusion communale
1er janvier 2017 (≈ 2017)
Création de Val de Louyre et Caudeau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Saint-Alvere (restes) : inscription par arrêté du 22 août 1949
Personnages clés
| Sainte Alvère - Figure religieuse locale |
Légende liée au reliquaire du XIIIe. |
| Joseph Lakanal - Révolutionnaire |
Ordonna la destruction du château. |
| Guy de Lostanges - Seigneur de Sainte-Alvère (1482-1507) |
Premier Lostanges à détenir la seigneurie. |
| Emmanuel-Galiot de Lostanges - 1er marquis de Sainte-Alvère |
Famille propriétaire jusqu’en 1792. |
Origine et histoire
Les vestiges de la tour de Saint-Alvere, situés dans l’actuelle commune de Val de Louyre et Caudeau, datent du XIIIe siècle. Ils font partie d’un ancien château féodal primitif, mentionné dès le XIe siècle comme un village fortifié entouré de remparts et dominé par une tour défensive. Ce château, profondément remanié aux XIVe et XVe siècles, devint l’un des plus imposants du Périgord avant d’être détruit pendant la Révolution française sur ordre de Joseph Lakanal en 1792.
Au XIIIe siècle, la tour circulaire, aujourd’hui découronnée, était un élément clé des défenses du site. Le château était alors entouré d’une double enceinte et de courtines, avec plusieurs tours encore partiellement visibles. Un reliquaire du XIIIe siècle, découvert dans l’église voisine, contenait des restes attribués à sainte Alvère, une figure vénérée localement, liée à une légende du IXe siècle impliquant des Normands.
La seigneurie de Sainte-Alvère, dont la tour est un symbole, fut détenue par la famille de Lostanges à partir de 1448, jusqu’à la Révolution. Le château, restauré en 1780, fut incendié en 1792, ne laissant que la tour ronde et des fragments des remparts. Ces vestiges, inscrits aux monuments historiques en 1949, témoignent de l’importance stratégique et seigneuriale du site à travers les siècles.
La tour est aujourd’hui le dernier vestige visible de ce complexe médiéval, marqué par des voûtes remarquables et une porte monumentale. Son état actuel résulte à la fois des destructions révolutionnaires et de l’érosion du temps, mais elle reste un témoignage architectural majeur du Périgord médiéval.
La commune, autrefois chef-lieu de canton, a fusionné en 2017 avec d’autres localités pour former Val de Louyre et Caudeau. La tour, propriété communale, est un lieu chargé d’histoire, lié à la fois aux légendes locales et aux bouleversements politiques de la Révolution.
Enfin, le site s’inscrit dans un patrimoine plus large, incluant une église du XVIIIe siècle et des éléments naturels protégés, comme la vallée du Caudeau. Ces vestiges rappellent l’importance historique de Sainte-Alvère, entre spiritualité, pouvoir seigneurial et résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.