Restes de la tour Margot à Saint-Riquier dans la Somme
Restes de la tour Margot
80135 Saint-Riquier
Propriété privée
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Début du XIIIe siècle
Construction des enceintes
Construction des enceintes Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Édification des enceintes intérieure et extérieure protégeant la ville.
XVe siècle
Destructions et réparations
Destructions et réparations XVe siècle (≈ 1550)
Période marquée par des destructions liées à la guerre de Cent Ans et au conflit franco-bourguignon, entraînant de nombreuses réparations et reconstructions.
1793
Destruction des portes
Destruction des portes 1793 (≈ 1793)
Sur ordre du département, les portes de la ville sont détruites, à l'exception de celle dite du Hairon.
1843
Destruction de la porte du Hairon
Destruction de la porte du Hairon 1843 (≈ 1843)
La porte du Hairon, dernière porte restante, est démolie.
6 septembre 1943
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques 6 septembre 1943 (≈ 1943)
Les vestiges de la Tour Margot sont protégés par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Margot (restes) : inscription par arrêté du 6 septembre 1943
Origine et histoire
La Tour Margot est un vestige des anciens remparts de Saint-Riquier, commune située au nord d'Abbeville, dans le département de la Somme. La présence d'une double enceinte fortifiée protégeant la ville est attestée au début du XIIIe siècle ; l'enceinte extérieure, plus vaste et au tracé plus souple, est traditionnellement attribuée au XIe siècle, tandis que l'enceinte intérieure correspondrait davantage au début du XIIIe siècle. Les vestiges archéologiques des tours actuellement visibles datent du XVe siècle, période marquée par des destructions liées à la guerre de Cent Ans et au conflit franco-bourguignon, ce qui atteste de nombreuses réparations et reconstructions. Au XVIIIe siècle, l'entretien des fortifications cesse. En 1793 (An II, Germinal XI), sur l'ordre du département, les portes de la ville sont détruites, à l'exception de celle dite du Hairon, au nord, qui n'est démolie qu'en 1843. Au Moyen Âge, Saint-Riquier comptait deux enceintes : l'enceinte intérieure, munie de quatre portes et d'une portelette, et l'enceinte extérieure, pourvue d'au moins sept portes ou portelettes. Des remparts médiévaux ne subsistent aujourd'hui que quelques pans de murailles et quelques tours, parmi lesquelles la tour du Noch, la mieux conservée ; la tour Margot, située au point de rencontre des anciens fossés des deux enceintes ; et la tour Haimont, qui était très dégradée au XIXe siècle. Les vestiges de la Tour Margot sont protégés au titre des monuments historiques par inscription, par arrêté du 6 septembre 1943.