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Restes de la tour Margot à Saint-Riquier dans la Somme

Restes de la tour Margot

    3 Place du Beffroi
    80135 Saint-Riquier
Propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction ou reconstruction
1793
Destruction des portes de la ville
1843
Destruction de la porte du Hairon
6 septembre 1943
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour Margot (restes) : inscription par arrêté du 6 septembre 1943

Origine et histoire

La tour Margot est un vestige des anciennes fortifications de Saint-Riquier, commune située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Datant du XVe siècle, elle faisait partie d’un système défensif complexe, composé de deux enceintes : une enceinte intérieure quasi quadrangulaire, percée de quatre portes et d’une portelette, et une enceinte extérieure plus étendue, dotée d’au moins sept portes. Ces fortifications furent construites ou reconstruites en réponse aux destructions subies par la ville lors de la guerre de Cent Ans et du conflit franco-bourguignon, qui marquèrent profondément la région.

Les vestiges actuels, dont la tour Margot, sont les seuls témoignages subsistants de ces remparts médiévaux. La tour se distingue par sa position stratégique, où se rejoignaient les fossés des deux enceintes. Bien que partiellement détruite, elle conserve des éléments architecturaux comme des voûtes, visibles notamment au 15, rue du Général De Gaulle. Ces vestiges, bien que lacunaires, illustrent l’importance des réfections successives concentrées sur l’enceinte interne, consécutives aux sièges répétés que la ville dut endurer.

La tour Margot a été protégée au titre des monuments historiques par un arrêté d’inscription daté du 6 septembre 1943. Ce classement reflète son importance patrimoniale, en tant que témoin des fortifications urbaines médiévales. À partir du XVIIIe siècle, les remparts, devenus obsolètes, cessèrent d’être entretenus. En 1793, sur ordre du département, la plupart des portes de la ville furent détruites, à l’exception de la porte du Hairon, qui ne disparut qu’en 1843. Ces démolitions marquèrent la fin progressive de l’usage défensif de ces structures, aujourd’hui réduites à quelques tours en ruine et portions de courtines.

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