Restes de la villa romaine de Bapteste à Moncrabeau dans le Lot-et-Garonne

Restes de la villa romaine de Bapteste

  • 47600 Moncrabeau
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
400
500
600
1800
1900
2000
IVe siècle
Apogée de la villa
Ve siècle
Début du déclin
1872
Découverte et construction
1965
Destruction de la grange-musée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Villa romaine de Bapteste (les restes) : classement par liste de 1875

Personnages clés

Anatole Faugère-Dubourg Dirigea les fouilles de la villa au début des années 1870.
Xavier Teulières Dirigea les fouilles de la villa au début des années 1870.
Georges Tholin Interpréta un aménagements fouillés comme un baptistère.
Reinhold Dezeimeris Historien local ayant avancé l'hypothèse identifiant la villa à l'Ebromagus évoqué par saint Paulin.
Pépin le Bref Conquête de l'Aquitaine, événement possible lié à l'occupation de la villa.

Origine et histoire

La villa de Bapteste, signalée publiquement dès 1872 dans Le Moniteur universel, a fait l'objet de fouilles dirigées au début des années 1870 par Anatole Faugère-Dubourg et Xavier Teulières. Une grange-musée construite en 1872 abritait les mosaïques et le mobilier jusqu'à son état de ruine constaté en 1965, puis elle a été rasée. De nouvelles interventions sur la parcelle, remise en labour, ont eu lieu en 1995 et ont seulement permis de constater les dégradations subies par le site. Le mobilier archéologique indique une occupation depuis la protohistoire et la présence d'une première villa dès le Ier siècle ou au début du IIe siècle. Les éléments d'architecture et les mosaïques polychromes découverts sont attribués au IVe siècle, période qui correspond à l'apogée de l'établissement. Le site paraît resté habité jusque vers le VIIIe siècle, peut‑être lors des événements liés à la conquête de l'Aquitaine par Pépin le Bref. Parmi les aménagements fouillés figure une pièce de plan octogonal suivie d'une autre en triconque ; Georges Tholin l'a interprétée comme un baptistère, interprétation dont la valeur probante est discutée. L'hypothèse identifiant la villa à l'Ebromagus évoqué par saint Paulin a été avancée par l'historien local Reinhold Dezeimeris. Une partie du mobilier est conservée au château de Nérac, tandis que les mosaïques dégagées se sont détériorées et ont été en partie détruites. Classés au titre des monuments historiques en 1875, les restes témoignent d'une grande maison de maître organisée selon un plan régulier. L'ensemble comporte plus de quarante salles disposées dans un parallélogramme et articulées autour de deux grandes cours intérieures bordées de galeries. L'une de ces cours correspond vraisemblablement à l'atrium, l'autre au péristyle, reproduction agrandie des agencements des maisons urbaines. Des conduits de chauffage sous les pavements équipent les pièces orientées au sud, identifiées comme l'habitation d'hiver, tandis qu'aucun hypocauste n'est attesté dans les salles situées au nord, considérées comme l'habitation d'été. L'épaisseur réduite des murs suggère que la villa ne comportait probablement qu'un seul étage.

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