Frise chronologique
XIVe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
XIVe siècle (≈ 1450)
Citation des thermes dans des textes médiévaux.
1575
Description par Belleforest
Description par Belleforest
1575 (≈ 1575)
Évocation des « bains de César » et murs imposants.
1852
Début des découvertes fortuites
Début des découvertes fortuites
1852 (≈ 1852)
Travaux modernes révélant des vestiges antiques.
1878
Destruction partielle
Destruction partielle
1878 (≈ 1878)
Viaduc ferroviaire et agrandissements des thermes.
1884
Plan d'Alexandre Petit
Plan d'Alexandre Petit
1884 (≈ 1884)
Documentation partielle des vestiges visibles.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection des vestiges restants.
2009
Étude du bâti
Étude du bâti
2009 (≈ 2009)
Analyse des maçonneries originales et restaurations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Thermes antiques (restes) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| François de Belleforest - Chroniqueur |
A décrit les thermes en 1575 comme « bains de César ». |
| Alexandre Petit - Architecte-archéologue |
A dressé un plan partiel en 1884 après fouilles. |
Origine et histoire
Les thermes antiques de Royat-Chamalières, souvent appelés thermes de Royat, sont un complexe thermal romain construit en Gaule, sur le territoire actuel de Chamalières (Puy-de-Dôme). Ces vestiges, couvrant 2 800 m2, n’ont jamais fait l’objet de fouilles exhaustives, et leurs dates de construction comme d’abandon restent inconnues. Leur statut exact (lié à une agglomération secondaire ou non) n’est pas établi, bien que des structures funéraires voisines suggèrent une occupation antique significative.
Le site, situé à 3 km de Clermont-Ferrand, est partagé entre Royat et Chamalières, bordé par la rivière Tiretaine. Cinq sources thermales, exploitées dès l’Antiquité, alimentaient probablement les thermes. Les vestiges encore visibles incluent une piscine de 16 × 8 m avec gradins et absides, construite en scories volcaniques recouvertes de marbre. Trois bassins en enfilade, interprétés comme des frigidariums, et quatre salles chauffées par hypocauste (caldariums) ont été identifiés.
Mentionnés dès le XIVe siècle, les thermes sont décrits en 1575 par François de Belleforest comme des « bains de César ». À partir de 1852, des découvertes fortuites accompagnent les travaux des thermes modernes, mais aucune fouille systématique n’a été menée. Un plan partiel, dressé en 1884 par Alexandre Petit, reste la documentation la plus complète. Classés monuments historiques en 1889, les vestiges subissent des destructions lors de l’expansion des thermes modernes et de la construction d’un viaduc en 1878.
Une étude du bâti initiée en 2009 vise à distinguer les maçonneries originales des restaurations ultérieures. Aujourd’hui, seule une partie des thermes est accessible, dont la piscine et une salle attenante. Leur fonctionnement global demeure mal compris en raison de l’absence de fouilles approfondies et des destructions partielles. Les thermes témoignent cependant de l’importance des pratiques thermales en Gaule romaine, dans un secteur riche en sources hydrothermales.
Le complexe antique se situe hors des limites d’Augustonemetum (Clermont-Ferrand), suggérant une exploitation périphérique des ressources thermales. Des incinérations funéraires retrouvées à proximité pourraient indiquer une agglomération secondaire non confirmée. Leur utilisation durant le Bas-Empire n’est pas attestée, bien qu’une fréquentation au Haut-Empire soit probable. Les thermes illustrent ainsi l’héritage romain en Auvergne, entre patrimoine archéologique et réappropriation moderne.