Frise chronologique
XIe siècle
Origine supposée de la croix
Origine supposée de la croix
XIe siècle (≈ 1150)
Représentait Christ et Vierge à l’Enfant
XVe siècle
Construction du calvaire actuel
Construction du calvaire actuel
XVe siècle (≈ 1550)
Structure encore partiellement visible aujourd’hui
2 avril 1927
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 avril 1927 (≈ 1927)
Protection officielle des restes du calvaire
Début XXe siècle
Vandalisme de la croix
Vandalisme de la croix
Début XXe siècle (≈ 2004)
Partie supérieure détruite, jamais restaurée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire (restes) : inscription par arrêté du 2 avril 1927
Personnages clés
| Eugène Joseph Woillez - Archéologue et historien |
A étudié les monuments religieux du Beauvoisis |
| Emmanuel Woillez - Auteur du Répertoire Archéologique |
A documenté le calvaire dans l’Oise |
Origine et histoire
Le calvaire de Cambronne-lès-Clermont, aujourd’hui privé de sa croix, est un vestige du XVe siècle situé dans le département de l’Oise, en région Hauts-de-France. À l’origine, il se trouvait dans l’ancien cimetière, au pied de l’église Saint-Étienne. Ce monument, dont la partie supérieure fut mutilée par un acte de vandalisme au début du XXe siècle, conserve uniquement son soubassement, son socle et son fût. Le soubassement, de plan circulaire, est composé de pierres de taille rectangulaires disposées en escalier, tandis que le socle, divisé en deux parties, passe d’une base carrée à une forme octogonale.
La croix, disparue, représentait d’un côté le Christ crucifié et de l’autre la Vierge à l’Enfant, et aurait daté du XIe siècle, suggérant une origine plus ancienne que la structure actuelle. Les restes du calvaire ont été inscrits aux monuments historiques par arrêté du 2 avril 1927. Le fût monolithique, légèrement conique et sans ornements, ainsi que l’absence de restauration après sa mutilation, témoignent de son état de conservation partielle.
Ce calvaire illustre l’architecture religieuse médiévale locale, typique des monuments chrétiens de la région. Son emplacement initial, près de l’église et de l’ancien cimetière, souligne son rôle dans les pratiques funéraires et dévotionnelles de la communauté. Les sources historiques, comme les ouvrages d’Eugène Joseph Woillez et d’Emmanuel Woillez, mentionnent son importance archéologique dans le contexte du Beauvoisis pendant la période romane.