Frise chronologique
1190
Construction du château
Construction du château
1190 (≈ 1190)
Bâti par Robert Ier, dauphin d’Auvergne.
1196
Confiscation par Philippe Auguste
Confiscation par Philippe Auguste
1196 (≈ 1196)
Ralliement à Richard Cœur de Lion.
1199
Restitution des terres
Restitution des terres
1199 (≈ 1199)
Retour à Robert Ier et Guy II.
1203
Seconde confiscation
Seconde confiscation
1203 (≈ 1203)
Nouvelle sanction royale.
1632
Destruction du château
Destruction du château
1632 (≈ 1632)
Ordre de Richelieu.
1926
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 (≈ 1926)
Inscription des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (restes du) (cad. AC 30) : inscription par arrêté du 15 juin 1926
Personnages clés
| Robert Ier - Dauphin d’Auvergne et comte de Clermont |
Commanditaire du château en 1190. |
| Guillaume VII - Comte d’Auvergne, père de Robert Ier |
Débouté de ses terres. |
| Philippe Auguste - Roi de France |
Confisqua Crocq en 1196. |
| Cardinal de Richelieu - Ministre de Louis XIII |
Ordonna la destruction en 1632. |
Origine et histoire
Le château de Crocq, construit en pierre vers 1190, fut érigé par Robert Ier, comte de Clermont et dauphin d’Auvergne, fils de Guillaume VII. Ce dernier, privé de son titre et de ses terres par son oncle Guillaume VIII, conserva Crocq comme point stratégique occidental de ses possessions, formant ainsi le dauphiné d’Auvergne. Situé sur l’ancienne route reliant Clermont à Limoges via Felletin, le château joua un rôle militaire clé dans les conflits régionaux.
En 1196, les terres de Crocq et de la Combraille furent confisquées par le roi Philippe Auguste après le ralliement de Robert Ier et de son cousin Guy II d’Auvergne à Richard Cœur de Lion. Restituées en 1199, elles subirent une nouvelle confiscation en 1203. Le château, symbole de résistance féodale, fut finalement détruit en 1632 sur ordre du cardinal de Richelieu, marquant la fin de son rôle défensif.
Aujourd’hui, il ne subsiste que deux tours demi-circulaires reliées par une courtine, partiellement restaurées par une association locale. La tour gauche abrite des expositions, tandis que la tour droite permet d’accéder à un panorama depuis le sommet. Classé monument historique en 1926, le site conserve des éléments architecturaux comme un escalier à vis et des salles voûtées, témoignages de son passé médiéval.
Trois cheminées du XVIe siècle, initialement présentes dans le château, furent déplacées et réemployées dans des maisons du village. Ces vestiges, bien que fragmentaires, illustrent l’évolution architecturale et l’importance stratégique de Crocq à travers les siècles.