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Restes du prieuré de Saint-Orens dans le Gers

Gers

Restes du prieuré de Saint-Orens

    97 Boulevard Sadi Carnot
    32000 Auch
Restes du prieuré de Saint-Orens
Restes du prieuré de Saint-Orens
Restes du prieuré de Saint-Orens
Restes du prieuré de Saint-Orens
Restes du prieuré de Saint-Orens
Crédit photo : Augusta Auscorum - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1800
1900
2000
960
Fondation de l'abbaye
1068
Rattachement à Cluny
1075
Consécration de l'église
1120
Fin du monopole funéraire
1802
Destruction partielle
1947
Protection MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les trois travées voûtées et la tour : inscription par arrêté du 30 mai 1947

Personnages clés

Bernard-le-Louche - Comte de Fezensac et fondateur Rebâtit le monastère au Xe siècle.
Hugues de Cluny - Abbé de Cluny Rattache Saint-Orens à Cluny en 1068.
Saint Orens - Évêque d'Auch (Ve siècle) Reliques conservées au prieuré jusqu’au XIe.
Uciand - Prieur (XIe siècle) Supervise la consécration de 1075.
Bernard II Tumapaler - Comte d’Armagnac Soutient la reconstruction post-an mille.
Calixte II - Pape (1119–1124) Met fin au monopole funéraire en 1120.

Origine et histoire

Le prieuré de Saint-Orens d'Auch, fondé au Xe siècle comme abbaye bénédictine, fut transformé en prieuré clunisien en 1068 sous l’impulsion de Hugues de Cluny. Son église prieurale, consacrée en 1075, abritait les reliques de saints locaux comme saint Orens, saint Clair et saint Taurin, ainsi que les tombes des comtes de Gascogne, dont Bernard-le-Louche et Sanche Mitarra. Le monastère, centre intellectuel et artistique, abritait un scriptorium réputé et des ateliers de sculpture romane, comme en témoignent les chapiteaux et enluminures conservés.

Au Moyen Âge, le prieuré fut au cœur de conflits avec le clergé de la cathédrale Sainte-Marie d’Auch, notamment autour des droits de sépulture. En 1120, l’archevêque Bernard II obtint du pape Calixte II la fin du monopole funéraire de Saint-Orens, provoquant des tensions violentes. Les moines, sécularisés au XVIIIe siècle, quittèrent les lieux après la Révolution. Les bâtiments, partiellement détruits pour percer la route nationale 21, furent inscrits aux monuments historiques en 1947.

Aujourd’hui, il ne reste que trois travées voûtées sur croisée d’ogives de la chapelle et une tour carrée du XIVe siècle, marquée par des fenêtres à croisillons et une bretèche. Ces vestiges, propriété de la commune, sont en attente de restauration après des décennies d’abandon et des dégâts causés par les inondations de 1977. Le site, autrefois occupé par des écoles, illustre l’héritage monastique gascon et les luttes de pouvoir médiévales en Occitanie.

Liens externes