Frise chronologique
Néolithique - Âge du bronze
Occupation du site
Occupation du site
Néolithique - Âge du bronze (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'utilisation comme habitat fortifié
14 février 1930
Classement monument historique
Classement monument historique
14 février 1930 (≈ 1930)
Inscription officielle du retranchement
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Retranchement préhistorique du Camp aux Anglais : classement par arrêté du 14 février 1930
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique identifié |
Sources insuffisantes pour attribuer le site |
Origine et histoire
Le retranchement préhistorique du Camp aux Anglais, situé au nord-est de Mouthiers-sur-Boëme, est un site archéologique de type éperon barré. Ce type de fortification, typique des périodes préhistoriques, consiste en un promontoire naturel protégé par des remparts artificiels. Occupé durant le Néolithique et l'âge du bronze, il illustre les stratégies défensives des communautés sédentaires de l'époque, marquées par l'émergence de l'agriculture et de l'élevage.
Le site a été inscrit au titre des monuments historiques le 14 février 1930, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Bien que les fouilles et études détaillées ne soient pas décrites dans les sources disponibles, son classement suggère une valeur archéologique significative pour comprendre les modes de vie et l'organisation sociale des populations préhistoriques en Charente. Ce type de site était souvent choisi pour sa position stratégique, offrant une vue dégagée sur les alentours et un accès contrôlé.
Mouthiers-sur-Boëme, où se trouve ce retranchement, est une commune dont le territoire révèle une occupation humaine ancienne, comme en témoignent aussi l'abri sous roche de la Chaire-à-Calvin (période magdalénienne) et l'abri des Rois (Aurignacien). Ces vestiges soulignent la continuité de peuplement dans cette région, depuis le Paléolithique jusqu'aux périodes plus récentes. Le Camp aux Anglais s'inscrit donc dans un paysage archéologique riche, reflétant les adaptations successives des sociétés humaines à leur environnement.
La région, marquée par un plateau calcaire et des vallées comme celle de la Boëme, offrait des ressources variées (eau, terres arables, forêts) propices à l'installation durable. Les éperons barrés, comme celui des Anglais, étaient des lieux de refuge et de contrôle territorial, souvent associés à des activités agricoles ou pastorales. Leur étude permet de mieux appréhender les dynamiques de peuplement et les interactions entre groupes humains durant la préhistoire.
Aucune information précise n'est disponible sur les fouilles archéologiques menées sur le site, ni sur les artefacts qui y auraient été découverts. Cependant, son inscription parmi les monuments historiques atteste de son intérêt pour la recherche et la préservation du patrimoine préhistorique. Les éperons barrés sont des marqueurs importants des paysages culturels anciens, offrant des clés pour comprendre les transitions entre le Néolithique et l'âge du bronze.
Le nom « Camp aux Anglais » pourrait évoquer une réappropriation médiévale ou moderne du site, bien qu'aucune source ne confirme un lien historique avec les Anglais. Cette appellation, fréquente en France, renvoie souvent à des occupations ou conflits postérieurs à la préhistoire, sans rapport direct avec la période d'utilisation originale du site. À Mouthiers-sur-Boëme, ce retranchement reste avant tout un témoignage silencieux des premières communautés organisées de la région.