Frise chronologique
1898-1902
Construction du palace
Construction du palace
1898-1902 (≈ 1900)
Édifié par Georges Chedanne pour la Compagnie des wagons-lits.
1914-1918
Hôpital militaire auxiliaire
Hôpital militaire auxiliaire
1914-1918 (≈ 1916)
Réquisitionné pendant la Première Guerre mondiale.
14 décembre 1989
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 décembre 1989 (≈ 1989)
Protection des façades, jardin d’hiver et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal ; hall d'entrée ; cage de l'escalier monumental et son décor ; galeries de circulation extérieures en façade nord et leur décor ; sol, fontaine et verrière du jardin d'hiver ; anciennes écuries ; ensemble des terrasses supportant ces bâtiments et voies d'accès à ces derniers (cad. AE 45) : inscription par arrêté du 14 décembre 1989
Personnages clés
| Georges Chedanne - Architecte |
Concepteur du Riviera Palace en style éclectique. |
| Gustave Eiffel - Ingénieur et entrepreneur |
A conçu la verrière du jardin d’hiver. |
Origine et histoire
Le Riviera Palace est un ancien hôtel emblématique de la Belle Époque, situé avenue du Professeur-Langevin et rue du Riviera-Palace à Beausoleil, dans les Alpes-Maritimes. Construit entre 1898 et 1902 pour la Compagnie des wagons-lits par l’architecte Georges Chedanne, il incarne le faste architectural de l’époque avec son style éclectique italianisant. Ses façades ocre, ses balustrades de majolique bleue, et son célèbre jardin d’hiver — orné d’une verrière conçue par Gustave Eiffel, de rocailles et de plantes subtropicales — en faisaient un lieu d’exception. À l’origine, un chemin de fer à crémaillère reliait l’hôtel au Casino voisin, soulignant son statut de palace luxueux destiné à une clientèle aisée.
Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), le Riviera Palace fut réquisitionné et transformé en hôpital militaire auxiliaire, marquant un tournant dans son histoire. Après le conflit, l’établissement perdura comme hôtel avant d’être converti en copropriété d’appartements, altérant partiellement sa vocation initiale. Malgré cette transformation, son patrimoine architectural reste préservé, comme en témoigne son inscription aux monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989. Les éléments protégés incluent les façades, le hall d’entrée, la cage de l’escalier monumental, les galeries de circulation, le jardin d’hiver, et les anciennes écuries.
La verrière du jardin d’hiver, œuvre majeure de l’entreprise de Gustave Eiffel, illustre l’ingéniosité technique de l’époque et le goût pour les espaces lumineux et exotiques. Ce jardin, avec ses fontaines et ses plantes subtropicales, était conçu pour offrir une expérience immersive aux hôtes, reflétant l’engouement de la Belle Époque pour les voyages et le luxe. Aujourd’hui, bien que l’accès au public soit limité en raison de sa conversion en résidences privées, le Riviera Palace demeure un témoignage architectural et historique majeur de la Côte d’Azur, symbole d’une époque où Beausoleil et Monaco attiraient l’élite européenne.