Construction de la motte Xe–XIe siècles (≈ 1150)
Édification d’un ouvrage défensif en bois.
1428
Destruction pendant la guerre
Destruction pendant la guerre 1428 (≈ 1428)
Rasée par les Anglais durant la guerre de Cent Ans.
19 août 1975
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 19 août 1975 (≈ 1975)
Protection officielle du site par arrêté.
Années 1990
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques Années 1990 (≈ 1990)
Études menées par Joseph Decaëns.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte féodale de Rivray (cad. B 183) : inscription par arrêté du 19 août 1975
Personnages clés
Joseph Decaëns - Archéologue et historien
A étudié et fouillé la motte dans les années 1990.
Origine et histoire
La motte féodale de Rivray est un vestige médiéval situé sur l’ancienne commune de Condé-sur-Huisne, aujourd’hui intégrée à Sablons-sur-Huisne (Orne, Normandie). Datée des Xe–XIe siècles, cette fortification en terre, typique de l’architecture militaire précoce, dominait un ouvrage défensif probablement en bois. Elle jouait un rôle stratégique en contrôlant la voie antique reliant Chartres au Mans, connue sous le nom de Chemin de César. Le site, inscrit aux monuments historiques depuis 1975, illustre l’importance des mottes castrales dans la défense du Perche.
La motte fut détruite en 1428 lors de la guerre de Cent Ans, probablement par les troupes anglaises. Avant sa ruine, elle constituait une place forte majeure pour la région, comme en témoignent les études archéologiques menées dans les années 1990. Ces recherches, dirigées par l’historien Joseph Decaëns, ont révélé des éléments clés sur son évolution, depuis une motte de conquête (XIe siècle) jusqu’à une seigneurie châtelaine (XIIe siècle). Les fouilles ont également mis en lumière la chapelle castrale voisine, vestige de l’organisation seigneuriale du site.
Le site de Rivray incarne la transition entre les fortifications en bois des débuts du Moyen Âge et les châteaux en pierre ultérieurs. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour l’histoire locale que pour la compréhension des stratégies défensives médiévales en Normandie. Les publications de Joseph Decaëns, basées sur ses fouilles, restent des références pour l’étude des mottes féodales dans le Perche. Aujourd’hui, la motte et ses fossés offrent un témoignage matériel de cette période charnière, bien que son état de conservation limite les visites détaillées.
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