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Rocher gravé de Brécy dans l'Aisne

Patrimoine classé Mégalithes Roche gravée

Rocher gravé de Brécy

  • Le Bourg
  • 02210 Brécy
Rocher gravé de Brécy
Rocher gravé de Brécy
Rocher gravé de Brécy
Crédit photo : Pascal3012 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
02210 Brécy, Le Bourg

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
1300
1900
1400
2000
Fin du Ve siècle
Création des gravures
XIIe–XIIIe siècles
Ajouts chrétiens
1958
Découverte du site
1960
Fouilles archéologiques
13 juin 1975
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Rocher gravé (cad. A 801) : classement par arrêté du 13 juin 1975

Personnages clés

Clovis - Roi des Francs Conquête de Soissons à l’époque des gravures.
Jacques Hinout - Archéologue A étudié le site (publication en 1997).
Alain Benard - Chercheur (GERSAR) A documenté l’abri (1991).

Origine et histoire du Rocher gravé

Le rocher gravé de Brécy, aussi appelé abri du guerrier franc, est un site archéologique situé dans le bois du Châtelet, sur une butte de sable et de grès au lieu-dit la Pierre à Contrat. Les gravures, datées de la fin du Ve siècle, représentent un guerrier franc casqué, armé d’une francisque et d’une framée, entouré de symboles comme un svastika et des sillons d’affûtage d’armes. Un second personnage plus petit est ébauché à gauche, tandis que des croix latines et un IHS chrétien (ajoutés plus tard) témoignent d’une tentative de christianisation du panneau. Le site, découvert en 1958, a livré lors de fouilles en 1960 un vase et deux poteries de Villeneuve, confirmant sa datation à l’époque de Clovis et de la conquête de Soissons.

Les gravures, tracées avec un outil métallique (aucun silex n’a été trouvé), couvrent une surface de 1,40 m de haut sur 2,60 m de long. Le guerrier, de 40 cm de haut, est représenté avec un sexe en érection, tenant une francisque et une framée, symboles de pouvoir guerrier. À droite, un svastika (symbole païen) contraste avec les croix et l’inscription IHS (Iesus Hominum Salvator), ajoutés aux XIIe–XIIIe siècles pour christianiser le site. Le rocher, formé par un bloc de grès supportant un autre rocher, crée un abri naturel de 4 mètres de long, utilisé comme lieu de culte ou de mémoire.

Classé monument historique en 1975, le site est un témoignage rare de l’art rupestre mérovingien en Picardie. Les armes représentées (francisque, framée) et le svastika lient le rocher à la période des conquêtes franques, tandis que les ajouts médiévaux (croix, IHS) reflètent son réemploi symbolique. Les fouilles n’ont révélé aucun outil de gravure, suggérant l’usage de métaux, peut-être liés à l’artisanat local de l’époque. Aujourd’hui, le site reste un objet d’étude pour les archéologues, illustrant la superposition des croyances païennes et chrétiennes en Gaule franque.

Liens externes

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