Création des gravures Paléolithique supérieur (≈ 1505000 av. J.-C.)
Période d'attribution stylistique des gravures rupestres du rocher de Fornols.
1983
Découverte du site
Découverte du site 1983 (≈ 1983)
Jean Abélanet découvre le rocher gravé et signale le site à Dominique Sacchi.
1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1990 (≈ 1990)
Le rocher est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
2008
Classement définitif
Classement définitif 2008 (≈ 2008)
Le rocher est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le rocher gravé de Fornols (cad. B 20, lieudit Fornols Haut) : classement par arrêté du 26 février 2008
Personnages clés
Jean Abélanet
Conservateur du musée de Tautavel, découvreur du site en 1983.
Dominique Sacchi
Préhistorien ayant étudié, relevé et moulé les gravures du rocher.
Origine et histoire du Rocher gravé de Fornols
Le rocher gravé de Fornols est un ensemble d'art rupestre en plein air situé à Campôme, dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie, France), attribué stylistiquement au Magdalénien, phase finale du Paléolithique supérieur. Il constitue le seul témoignage connu d'art rupestre de plein air daté du Paléolithique sur le territoire français et l'un des rares sites européens de ce type, au même titre que la vallée de Côa au Portugal et Siega Verde en Espagne. Découvert en 1983 par Jean Abélanet, conservateur du musée de Tautavel, le site a été signalé au préhistorien Dominique Sacchi, qui en a réalisé l'étude, des relevés et des moulages. Le rocher, haut de 2,30 m et large de 3,90 m à la base, porte 17 représentations animales et 23 figures géométriques, ainsi que des traits dits « parasites ». Les motifs géométriques comprennent chevrons, zigzags, réseaux réticulés et formes clatriformes. Le bestiaire est dominé par le bouquetin des Pyrénées et l'isard ; deux figures d'oiseaux, probablement un vautour fauve et un grèbe castagneux, complètent la scène. Les relevés montrent des détails anatomiques tels que têtes et avant- ou arrière-trains de bouquetins et d'isards, ainsi que la tête du vautour. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1990, le rocher a ensuite été classé au titre des monuments historiques le 26 février 2008.