Rocher gravé de Fornols à Campôme dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Mégalithes Roche gravée Vestiges préhistoriques

Rocher gravé de Fornols à Campôme

  • Le Village
  • 66500 Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Rocher gravé de Fornols à Campôme
Crédit photo : Meria z Geoian - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Paléolithique
Mésolithique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1505000 av. J.-C.
1504900 av. J.-C.
0
1900
2000
Paléolithique supérieur
Création des gravures
1983
Découverte du site
1990
Inscription aux monuments historiques
2008
Classement définitif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le rocher gravé de Fornols (cad. B 20, lieudit Fornols Haut) : classement par arrêté du 26 février 2008

Personnages clés

Jean Abélanet Conservateur du musée de Tautavel, découvreur du site en 1983.
Dominique Sacchi Préhistorien ayant étudié, relevé et moulé les gravures du rocher.

Origine et histoire du Rocher gravé de Fornols

Le rocher gravé de Fornols est un ensemble d'art rupestre en plein air situé à Campôme, dans les Pyrénées-Orientales (Occitanie, France), attribué stylistiquement au Magdalénien, phase finale du Paléolithique supérieur. Il constitue le seul témoignage connu d'art rupestre de plein air daté du Paléolithique sur le territoire français et l'un des rares sites européens de ce type, au même titre que la vallée de Côa au Portugal et Siega Verde en Espagne. Découvert en 1983 par Jean Abélanet, conservateur du musée de Tautavel, le site a été signalé au préhistorien Dominique Sacchi, qui en a réalisé l'étude, des relevés et des moulages. Le rocher, haut de 2,30 m et large de 3,90 m à la base, porte 17 représentations animales et 23 figures géométriques, ainsi que des traits dits « parasites ». Les motifs géométriques comprennent chevrons, zigzags, réseaux réticulés et formes clatriformes. Le bestiaire est dominé par le bouquetin des Pyrénées et l'isard ; deux figures d'oiseaux, probablement un vautour fauve et un grèbe castagneux, complètent la scène. Les relevés montrent des détails anatomiques tels que têtes et avant- ou arrière-trains de bouquetins et d'isards, ainsi que la tête du vautour. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1990, le rocher a ensuite été classé au titre des monuments historiques le 26 février 2008.

Liens externes