Début de la construction 1892 (≈ 1892)
Commande par Madame Leclerc-Morel à Jean Boussard.
1902
Rachat par la ville
Rachat par la ville 1902 (≈ 1902)
Transformation en bibliothèque municipale.
1905-1906
Achèvement des jardins
Achèvement des jardins 1905-1906 (≈ 1906)
Création du jardin d’hiver et de la roseraie.
22 novembre 1990
Inscription MH
Inscription MH 22 novembre 1990 (≈ 1990)
Protection des villa, jardins et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison romaine, comprenant la villa, les dépendances, l'ancien jardin d'hiver, les murs de clôture et les jardins (cad. AC 41, 50) : inscription par arrêté du 22 novembre 1990
Personnages clés
Madame Leclerc-Morel - Commanditaire
Héritière des Grands Moulins de Strasbourg.
Jean Boussard - Architecte
Concepteur de la maison, adaptations climatiques.
Origine et histoire
La maison romaine d’Épinal est un édifice éclectique construit à la fin du XIXe siècle, inspiré de l’architecture antique romaine. Commandée en 1892 par Madame Leclerc-Morel, héritière des Grands Moulins de Strasbourg, sa conception fut adaptée au climat vosgien par l’architecte Jean Boussard. Le projet, inachevé en raison de la ruine de la commanditaire, fut repris par la ville en 1902 pour y installer la bibliothèque municipale, intégrant des boiseries du XVIIIe siècle issues de l’abbaye de Moyenmoutier.
Entre 1905 et 1906, une seconde campagne de travaux acheva le jardin d’hiver et la roseraie, aujourd’hui classée parmi les jardins à la française. Le bâtiment, caractérisé par ses atriums, ses colonnes extérieures et ses peintures murales de style pompéien, fut inscrit aux monuments historiques en 1990. Deux statues de lions gardent son entrée, tandis que ses 3000 m2 de roseraie abritent plus de 500 variétés de rosiers, témoignant de son double héritage architectural et botanique.
Initialement conçue comme une résidence privée, la maison romaine devint un lieu culturel majeur pour Épinal. Son architecture hybride, mêlant références antiques et adaptations locales, reflète les goûts éclectiques de l’époque. La présence des boiseries de Moyenmoutier, transférées après la Révolution, renforce son ancrage dans l’histoire régionale, entre patrimoine religieux et héritage industriel lorrain.
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