Frise chronologique
1903–1906
Construction de la rotonde
Construction de la rotonde
1903–1906 (≈ 1905)
Dirigée par l’ingénieur Muntz pour la Compagnie de l’Est.
1911
Mise en service
Mise en service
1911 (≈ 1911)
Remplace le dépôt saturé de Flamboin.
1914
Électrification du pont tournant
Électrification du pont tournant
1914 (≈ 1914)
Modernisation de l’équipement.
1967
Fermeture par la SNCF
Fermeture par la SNCF
1967 (≈ 1967)
Fin de la traction vapeur.
1971
Réouverture par l’AJECTA
Réouverture par l’AJECTA
1971 (≈ 1971)
Création du musée vivant du chemin de fer.
1984
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1984 (≈ 1984)
Inscrite à l’inventaire supplémentaire.
2006–2008
Restauration majeure
Restauration majeure
2006–2008 (≈ 2007)
Convention AJECTA-Total-Fondation du patrimoine.
2011
Célébration du centenaire
Célébration du centenaire
2011 (≈ 2011)
8 locomotives à vapeur en chauffe simultanée.
2022
Électrification Paris–Nogent-sur-Seine
Électrification Paris–Nogent-sur-Seine
2022 (≈ 2022)
Modernisation de la ligne historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rotonde SNCF (cad. AH 102) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Ingénieur Muntz - Concepteur de la rotonde |
Dirigea sa construction (1903–1906). |
| Compagnie des chemins de fer de l’Est - Commanditaire initial |
Exploita la rotonde jusqu’en 1938. |
| AJECTA - Association de préservation |
Gère le musée depuis 1971. |
Origine et histoire
La rotonde ferroviaire de Longueville, située à proximité de la gare du même nom en Seine-et-Marne, fut construite entre 1903 et 1906 par l’ingénieur Muntz pour la Compagnie des chemins de fer de l’Est. Mise en service en 1911, elle remplaçait le dépôt saturé de Flamboin, devenant un hub pour les locomotives à vapeur desservant les lignes Paris-Mulhouse et Longueville-Provins. Son pont tournant fut électrifié en 1914, et sa structure en bois et briques, typique des années 1880, abritait des machines de plus en plus puissantes avec l’essor du trafic ferroviaire régional et international.
La rotonde cessa son activité en 1967 avec la fin de la traction vapeur, mais évita la démolition grâce à l’Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois (AJECTA), fondée en 1971. Celle-ci y installa un musée vivant du chemin de fer, restaurant locomotives, wagons et voitures anciennes. Classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1984, la rotonde bénéficia d’une restauration majeure entre 2006 et 2008, financée par une convention tripartite (AJECTA, Total, Fondation du patrimoine).
Aujourd’hui, le site abrite une collection exceptionnelle de matériel roulant historique, dont une douzaine de locomotives à vapeur opérationnelles. L’AJECTA organise régulièrement des circulations touristiques, comme les voyages en train à vapeur vers Provins lors des Journées du patrimoine ou des événements spéciaux (ex. : chasse aux œufs de 2008, célébration des 100 ans de la rotonde en 2011). Ces initiatives permettent de préserver un patrimoine industriel majeur tout en le rendant accessible au public.
La rotonde illustre aussi l’évolution technique des chemins de fer : son déclin coïncida avec l’électrification progressive des lignes (achevée jusqu’à Nogent-sur-Seine en 2022), tandis que son sauvetage témoigne de l’engagement associatif pour la mémoire ferroviaire. Le musée, ouvert toute l’année, propose des visites des ateliers de restauration et des trajets en trains historiques, perpétuant ainsi l’héritage de la Compagnie de l’Est et de la SNCF.
Architecturalement, la rotonde se distingue par sa forme en demi-lune et son ossature en bois remplie de briques, modèle rare pour l’époque. Sa localisation stratégique, à 88 km de Paris-Est, en fit un nœud ferroviaire clé entre l’Île-de-France et le Grand Est. Les bâtiments adjacents, comme le dépôt, complètent l’ensemble patrimonial, aujourd’hui indissociable de l’identité locale et touristique de Longueville.