Ouverture ligne Tours-Le Mans 1858 (≈ 1858)
La compagnie Paris-Orléans ouvre la ligne Tours–Le Mans, marquant le début de l'activité ferroviaire à Château-du-Loir.
1889-1891
Construction de la rotonde
Construction de la rotonde 1889-1891 (≈ 1890)
Les chemins de fer de l'État font édifier la rotonde de Montabon, achevée et mise en service en 1891.
1938
Nationalisation des compagnies
Nationalisation des compagnies 1938 (≈ 1938)
La nationalisation des compagnies ferroviaires et la constitution de la SNCF entraînent le déclin de la ligne par Château-du-Loir.
1954
Fermeture du dépôt
Fermeture du dépôt 1954 (≈ 1954)
Le dépôt de Montabon est fermé, laissant la rotonde à l'abandon pendant plusieurs décennies.
2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2010 (≈ 2010)
La rotonde ferroviaire de Montabon est inscrite au titre des monuments historiques.
2017
Acquisition par l'association RFVL
Acquisition par l'association RFVL 2017 (≈ 2017)
L'association Rotonde ferroviaire de la vallée du Loir (RFVL) acquiert la rotonde pour en assurer la préservation.
2022
Inauguration de la toiture rénovée
Inauguration de la toiture rénovée 2022 (≈ 2022)
La toiture rénovée de la rotonde est inaugurée, marquant une étape importante dans sa restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, la rotonde proprement dite, les locaux de service intégrés à la construction, le pont tournant ainsi que les aménagements techniques qui leur sont liés (cad. AE 178) : inscription par arrêté du 25 août 2010
Personnages clés
François Leboucq
Acheteur de la rotonde en 2009, évitant sa destruction par la SNCF.
Stéphane Bern
Porteur de la Mission patrimoine ayant soutenu financièrement la rénovation de la rotonde.
Origine et histoire de la Rotonde ferroviaire
La rotonde ferroviaire de Montabon, située sur la commune de Montabon près de la gare de Château-du-Loir (Sarthe), a été inscrite au titre des monuments historiques en 2010. Château-du-Loir se trouvait jadis à l'intersection des lignes Le Mans–Tours, ouverte par la compagnie Paris-Orléans en 1858, et Paris–Bordeaux, ouverte par les chemins de fer de l'État en 1886. Le premier dépôt de Château-du-Loir fut équipé, à l'ouverture de la ligne Tours–Le Mans le 19 juillet 1858, d'une plaque tournante de 5,25 mètres, puis la compagnie Paris-Orléans ouvrit de nouvelles lignes au départ de la gare vers Saint-Calais en 1879 et vers Blois en 1881. Les chemins de fer de l'État firent édifier, entre autres, trois rotondes à Chartres, Montabon (Château-du-Loir) et Thouars ; les travaux de la rotonde de Montabon commencèrent en 1889 et furent achevés en 1891. Construite selon le type État, elle comptait dix voies et fut dotée d'un pont tournant de 17 mètres ; mise en service en 1891, elle est aujourd'hui la dernière à présenter des dispositions cohérentes et proches de l'état d'origine. Après la nationalisation des compagnies en 1938 et la constitution de la SNCF, l'ancienne ligne par Château-du-Loir fut délaissée au profit de l'itinéraire ex-Paris-Orléans. Le dépôt fut fermé en 1954 et resta à l'abandon jusqu'en 2009, date à laquelle il fut racheté par François Leboucq, ce qui permit d'éviter sa destruction par la SNCF. La rotonde, inscrite aux monuments historiques en 2010, a ensuite été acquise en 2017 par l'association Rotonde ferroviaire de la vallée du Loir (RFVL), qui en assure désormais la préservation. En mai 2018, la rotonde a été retenue par la Mission patrimoine portée par Stéphane Bern et a bénéficié d'un soutien financier de 480 000 €, tandis qu'une souscription auprès de la Fondation du patrimoine a été lancée. Début 2021, quatorze verrières étaient en cours de remplacement et la rénovation des 2 000 m² de couverture abritant l'ancien dépôt devait suivre. La toiture a été inaugurée le 24 juin 2022 ; le chantier a coûté au total 810 000 €, financés par la Mission Stéphane Bern (480 000 €), la direction régionale des Affaires culturelles des Pays de la Loire (137 700 €), le conseil régional des Pays de la Loire (100 000 €), le conseil départemental de la Sarthe (60 000 €) et l'association RFVL (32 000 €). Le matériel préservé sur le site comprend l'élément référencé n°3434.