Construction du fort 1769 (≈ 1769)
Ordre du comte de Vaux pour sécuriser le col.
4 août 1992
Classement Monument historique
Classement Monument historique 4 août 1992 (≈ 1992)
Inscription des ruines à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort de Vizzavona (ruines) (cad. D 55) : inscription par arrêté du 4 août 1992
Personnages clés
Comte de Vaux - Commanditaire militaire
Ordonne la construction en 1769.
Origine et histoire
Les ruines du Fort de Vizzavona, aussi appelé Fort de Vaux ou Fort di a Foce, sont situées sur le col de Vizzavona (1 163 m), un point stratégique entre la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Construit en 1769 sur ordre du comte de Vaux, ce fort avait pour mission d’assurer la sécurité des communications intérieures de l’île, alors sous domination génoise avant le rattachement à la France (1769). À l’origine, l’ensemble comprenait un donjon central entouré de quatre bastions, mais il n’en reste aujourd’hui que des pans de murs et sept marches d’un escalier.
Le fort surplombe la forêt de Vizzavona et le hameau éponyme, un lieu de passage historique pour les voyageurs et les militaires. Au XVIIIe siècle, ce col était un axe majeur entre Ajaccio et Bastia, contrôlant les échanges entre les deux versants de la Corse. Son abandon progressif s’explique par l’évolution des techniques militaires et la pacification de l’île, mais ses ruines rappellent encore les tensions géopolitiques de l’époque.
Classé Monument historique en 1992, le site est aujourd’hui accessible depuis la RN 193 ou la gare de Vizzavona, située à proximité. Les vestiges, visibles depuis la route et le train, offrent un panorama sur le Monte d’Oro (2 389 m) et la vallée du Vecchio. Leur préservation permet d’évoquer l’histoire militaire corse, entre occupations successives et résistance locale.
Le fort est indissociable du développement du hameau de Vizzavona, devenu au XIXe siècle une halte prisée des touristes britanniques, attirés par la forêt et les randonnées. La construction du tunnel ferroviaire (1880–1889) et de la ligne Bastia-Ajaccio a renforcé son rôle de carrefour, bien que le fort lui-même ait perdu sa fonction défensive dès le XIXe siècle.
Aujourd’hui, les ruines du Fort de Vizzavona s’intègrent dans un paysage marqué par le tourisme vert et la mémoire des conflits passés. Leur état de conservation limite les visites, mais leur silhouette domine toujours le col, symbole d’une époque où la Corse était un enjeu stratégique pour les puissances méditerranéennes.
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