Crédit photo : François de Dijon - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
21160 Corcelles-les-Monts, La Combe à la Serpent
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
…
1000
1100
1800
1900
2000
26-27 août 1930
Crash du Farman F.140
Crash du Farman F.140 26-27 août 1930 (≈ 27)
Quatre aviateurs tués, stèle commémorative.
Xe siècle
Légende de la vouivre
Légende de la vouivre Xe siècle (≈ 1050)
Forêt réputée hantée par une créature mythique.
Moyen Âge
Défrichage monastique
Défrichage monastique Moyen Âge (≈ 1125)
Vignes puis vergers remplacent la forêt.
1812
Première mention cadastrale
Première mention cadastrale 1812 (≈ 1812)
Localisation attestée sur le plan napoléonien.
XIXe siècle
Construction du rucher
Construction du rucher XIXe siècle (≈ 1865)
Techniques traditionnelles en pierres et laves.
1974
Classement en parc naturel
Classement en parc naturel 1974 (≈ 1974)
Protection du site de 333 hectares.
23 février 2007
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 23 février 2007 (≈ 2007)
Protection du rucher et de ses terrasses.
2024
Festival Golden Coast
Festival Golden Coast 2024 (≈ 2024)
Accueil d’un événement culturel annuel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le rucher en totalité, y compris les deux terrasses et les murs qui les soutiennent et les entourent (cf plan annexé à l'arrêté) (cad. B 542) : inscription par arrêté du 23 février 2007
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage historique cité
Les sources ne mentionnent aucun nom.
Origine et histoire du Rucher de la Combe à la Serpent
Le rucher de la Combe à la Serpent, situé dans une vallée entre Corcelles-les-Monts, Dijon et Velars-sur-Ouche, apparaît pour la première fois sur le plan cadastral napoléonien de 1812. Construit au XIXe siècle avec des moellons et des laves extraites localement, il suit les méthodes traditionnelles bourguignonnes : un corps oblong couvert d’un toit à un versant, divisé en neuf cases sur trois niveaux pour abriter les ruches, et un couloir central desservi par une porte à linteau monolithe. À l’origine, une seconde partie couverte servait d’abri et de laboratoire pour l’apiculteur.
La Combe à la Serpent, classée parc naturel en 1974, a une histoire bien plus ancienne. Au Xe siècle, la forêt dense qui la couvrait était réputée hantée par une vouivre (femme-serpent), légendaire créature des rochers et de la Fontaine-d’Ouche. Au Moyen Âge, les moines défrichèrent le site pour y planter des vignes, remplacées plus tard par des vergers et des prairies à moutons. Après l’abandon des cultures, la combe redevint sauvage avant d’être aménagée en espace de promenade au XXe siècle.
Le rucher, inscrit aux Monuments historiques en 2007, est aujourd’hui protégé avec ses deux terrasses et leurs murs de soutènement. Le site, d’une superficie de 333 hectares, abrite aussi des cadoles (cabanes en pierre), un observatoire astronomique, et une stèle commémorant le crash d’un bombardier Farman F.140 en 1930, qui fit quatre morts. Depuis 2024, la combe accueille également le festival de rap Golden Coast, mêlant patrimoine naturel et culture contemporaine.