Frise chronologique
1120
Mort de Géraud de Salles
Mort de Géraud de Salles
1120 (≈ 1120)
Inspirateur des fondations monastiques locales.
20 janvier 1163
Affiliation à l'ordre cistercien
Affiliation à l'ordre cistercien
20 janvier 1163 (≈ 1163)
Rattachement officiel à Notre-Dame-de-Ré.
XVIe siècle
Destructions pendant les guerres de Religion
Destructions pendant les guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Pertes des archives et dégradations majeures.
1790
Fermeture révolutionnaire
Fermeture révolutionnaire
1790 (≈ 1790)
Un seul moine présent à la dissolution.
12 septembre 1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
12 septembre 1950 (≈ 1950)
Protection des ruines restantes.
2007
Transfert à la commune de Villars
Transfert à la commune de Villars
2007 (≈ 2007)
Gestion locale et valorisation culturelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines comportant les vestiges de l'église et du bâtiment oriental du cloître : classement par arrêté du 12 septembre 1950
Personnages clés
| Géraud de Salles - Ermite et fondateur de communautés |
Inspira la fondation initiale vers 1120. |
| Moines de La Peyrouse - Communauté cistercienne voisine |
Jouèrent un rôle dans l’affiliation tardive. |
Origine et histoire
L’abbaye Notre-Dame de Boschaud, fondée au XIIe siècle par des ermites adoptant la vie monastique commune, s’inscrit dans le mouvement cistercien tardif. Contrairement aux abbayes voisines affiliées rapidement à Cadouin ou Dalon, Boschaud attend 1163 pour rejoindre l’ordre via l’abbaye Notre-Dame-de-Ré, sous l’influence probable des moines de La Peyrouse. Son nom, Bosco Cavo (« bois creux »), reflète son implantation atypique, loin des cours d’eau, alimentée uniquement par des puits.
Les guerres de Religion (XVIe siècle) détruisent partiellement l’abbaye, anéantissant ses archives (cartulaires, terriers). Seuls la chapelle et le dortoir sont restaurés au XVIIe siècle, tandis que la communauté, réduite à un seul moine en 1790, disparaît à la Révolution. Les vestiges actuels — nef à coupoles, chœur cistercien, et salle du chapitre aux moulures sobres — illustrent une adaptation locale des canons cisterciens, mêlant roman périgourdin et traditions limousines.
Classée Monument Historique en 1950, l’abbaye devient propriété de l’État en 1967, puis de la commune de Villars en 2007. Depuis les années 2010, l’association Festivillars y organise des événements culturels (concerts, expositions), redonnant vie à ces ruines chargées d’histoire. Son plan atypique, sans bâtiment occidental mais avec des extensions orientales rares, intrigue encore les historiens.
Les fouilles et études (Verneilh, 1851 ; Secret, 1979 ; Barrière, 1998) soulignent son rôle dans le réseau cistercien régional, malgré son isolement géographique. Les destructions successives et l’absence de documents rendent son histoire fragmentaire, mais les vestiges — comme l’escalier du XVIIe siècle menant au dortoir — témoignent de ses réaménagements tardifs pour une communauté réduite.