Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église piévane originale.
XVe siècle
Ruine partielle
Ruine partielle XVe siècle (≈ 1550)
Abandon et dégradation avant restauration.
1560
Restauration majeure
Restauration majeure 1560 (≈ 1560)
Travaux après la ruine du XVe siècle.
fin XVIe siècle
Abandon définitif
Abandon définitif fin XVIe siècle (≈ 1695)
Fin de l'utilisation religieuse.
années 1970
Réfection partielle
Réfection partielle années 1970 (≈ 1970)
Restauration de l'abside et des murs.
23 juillet 1976
Classement MH
Classement MH 23 juillet 1976 (≈ 1976)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean de Cinarca (ruines) (cad. B 1143) : classement par arrêté du 23 juillet 1976
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources ne mentionnent aucun acteur historique.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean de Cinarca, située à Sari-d'Orcino en Corse-du-Sud, est un édifice religieux de plan allongé, construit au XIIe siècle. Elle se compose d'une nef initialement couverte d'une charpente en bois apparente et d'une abside voûtée en cul-de-four. Ce monument, typique de l'architecture romane corse, fut partiellement ruiné au XVe siècle avant d'être restauré en 1560, puis définitivement abandonné à la fin du XVIe siècle. Ses particularités architecturales incluent des perforations circulaires sur les façades occidentale et orientale, servant probablement d'éclairage naturel, ainsi que des cavités ayant contenu des céramiques polychromes.
Classée au titre des monuments historiques en 1976, cette ancienne église piévane de Cinarca illustre l'importance religieuse et communautaire des édifices chrétiens en Corse médiévale. Sa nef unique et son abside, réfectionnés dans les années 1970, témoignent des efforts de préservation d'un patrimoine marqué par l'histoire mouvementée de l'île. Les ruines actuelles, propriété de la commune, conservent des éléments décoratifs rares, comme les motifs circulaires au-dessus du tympan et du cul-de-four, offrant un aperçu de l'art sacré insulaire des XIIe et XVIe siècles.
L'édifice, mentionné dans les bases Mérimée et Monumentum, reflète les transformations architecturales et les abandons successifs liés aux évolutions démographiques et religieuses de la région. Son classement en 1976 souligne sa valeur patrimoniale, tandis que sa localisation approximative (précision cartographique évaluée à 5/10) invite à une redécouverte prudente de ce site emblématique de la micro-région de Cinarca.