Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Fondation par les seigneurs de Golédic.
XVIe siècle
Rebâtie partiellement
Rebâtie partiellement XVIe siècle (≈ 1650)
Ajouts Renaissance, porte et détails architecturaux.
1810
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1810 (≈ 1810)
Devenue propriété publique après la Révolution.
18 août 1955
Classement monument historique
Classement monument historique 18 août 1955 (≈ 1955)
Protection officielle des ruines de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Lannégant (ruines) : classement par arrêté du 18 août 1955
Personnages clés
Seigneurs de Golédic - Fondateurs de la chapelle
Famille noble à l'origine de sa construction.
Origine et histoire de la Chapelle de Lannégant
La chapelle de Lannégant, située à Lanrivain dans les Côtes-d'Armor, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIVe et XVIe siècles. Elle fut fondée par les seigneurs de Golédic, une famille locale influente. Son architecture présente des éléments caractéristiques de ces périodes, comme une nef avec chapelle latérale, un chevet plat percé d'une fenêtre du XIVe siècle, et une porte de style Renaissance. Les fenêtres de la façade sud, ornées de gâbles et de fenestrages à fleurs de lys, rappellent celles de l'église de Magoar, suggérant un atelier commun pour ces deux monuments.
Vendue comme bien national en 1810, la chapelle a progressivement tombée en ruine. Malgré son état actuel, elle conserve des détails architecturaux notables, tels que le clocher-mur décoré de singes sculptés à l'amortissement du pignon, et un clocheton doté d'un escalier circulaire couvert d'un dôme. Ces éléments illustrent la richesse artistique de la région à cette époque. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 18 août 1955, elle reste un témoignage précieux du patrimoine breton.
La chapelle de Lannégant reflète l'histoire religieuse et seigneuriale de la Bretagne médiévale et moderne. Sa fondation par les seigneurs de Golédic et sa reconstruction partielle au XVIe siècle soulignent l'importance des familles nobles dans le développement architectural local. La vente de l'édifice comme bien national en 1810 marque un tournant dans son histoire, reflétant les bouleversements politiques de la Révolution française. Aujourd'hui, ses ruines offrent un aperçu de l'art et de la spiritualité des époques passées.