Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle romane originelle.
1563
Fusion des évêchés
Fusion des évêchés 1563 (≈ 1563)
Rattachement d’Accia à Mariana par Pie IV.
1740
État de dégradation
État de dégradation 1740 (≈ 1740)
Procès-verbal de Monseigneur Saluzzo.
XVIIe siècle
Ajouts architecturaux
Ajouts architecturaux XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction de deux chapelles latérales.
1876
Ruines attestées
Ruines attestées 1876 (≈ 1876)
Mention sur le cadastre.
20 février 1980
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 20 février 1980 (≈ 1980)
Protection officielle des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Marie (ruines de l'ancienne) (cad. C 360, 361) : classement par arrêté du 20 février 1980
Personnages clés
Pie IV - Pape (1559–1565)
Fusionna les évêchés d’Accia et Mariana.
Monseigneur Saluzzo - Évêque de Mariana et Accia
Constata la dégradation en 1740.
Vicaire anonyme - Desservant de la chapelle
Négligea l’entretien au XVIe siècle.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marie
Les ruines de la chapelle Sainte-Marie de Casalta, situées dans le village corse du même nom, datent principalement du XIIe siècle, avec des ajouts significatifs au XVIIe siècle. L’édifice, de plan allongé, se compose d’une nef unique originellement couverte d’une charpente en bois apparente, et d’une abside voûtée en cul-de-four. Un campanile complète l’ensemble. La chapelle, rattachée à la mense épiscopale de l’évêque d’Accia, servait de lieu de culte central pour la piève d’Ampugnani. Une maison adjacente abritait l’évêque lors de ses visites pastorales, soulignant son importance dans l’organisation religieuse locale.
Au XVIe siècle, le pape Pie IV fusionna les évêchés d’Accia et de Mariana en 1563, nommant un vicaire pour desservir la chapelle. Ce dernier, peu présent, négligea l’entretien de l’édifice, accélérant sa détérioration. Deux chapelles latérales furent ajoutées au XVIIe siècle de part et d’autre de l’abside, tandis que les murs en petit appareil de calcaire contrastent avec les dalles régulières de la façade occidentale. Les ruines de la résidence épiscopale, sur deux niveaux, révèlent une salle de séchage de châtaignes surmontant deux pièces, selon les inventaires du XVIIIe siècle.
Dès le XVIIIe siècle, l’état de la chapelle se dégrade : un procès-verbal de 1740, établi par Monseigneur Saluzzo, évêque de Mariana et Accia, atteste de son mauvais état. Bien que restaurée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle apparaît en ruines sur le cadastre de 1876. Classée Monument Historique en 1980, la chapelle illustre aujourd’hui l’évolution architecturale et religieuse de la Corse médiévale et moderne, tout en témoignant des défis de préservation du patrimoine insulaire.