Frise chronologique
1226-1250
Période de Maurice de Craon
Période de Maurice de Craon
1226-1250 (≈ 1238)
Premier seigneur connu, reconstruction possible.
4e quart du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart du XIIe siècle (≈ 1287)
Donjon et enceinte trapézoïdale édifiés.
Première moitié du XIIIe siècle
Renforcement de l'enceinte
Renforcement de l'enceinte
Première moitié du XIIIe siècle (≈ 1325)
Courtine nord et tours rondes ajoutées.
1569
Prise par les protestants
Prise par les protestants
1569 (≈ 1569)
Assaut lors des guerres de Religion.
1728
Démolition du château
Démolition du château
1728 (≈ 1728)
Fin de la place forte médiévale.
1952
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1952 (≈ 1952)
Protection des ruines du donjon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon d'Etableaux (ruines) : inscription par arrêté du 9 avril 1952
Personnages clés
| Maurice de Craon - Seigneur d'Etableaux |
Premier propriétaire attesté (1226-1250). |
| Jean de Meingre, dit Boucicaut - Maréchal de France |
Propriétaire au début du XIVe siècle. |
| De la Loue - Chef protestant |
Dirigea la prise du château (1569). |
Origine et histoire
Les ruines du donjon d'Etableaux, situées au Grand-Pressigny en Indre-et-Loire, datent des XIIe et XIIIe siècles. Ce château fort, construit sur un site pentu et fossoyé, surplombe la vallée de l'Aigronne. Le donjon initial, de plan quadrangulaire, était une tour rectangulaire flanquée d’une plus petite, comparable aux donjons de Langeais, Montbazon et Loches. Ses murs, en pierre de taille de moyen appareil avec une maçonnerie fourrée, reposent partiellement sur un solin de moellon. Les étages supérieurs ont disparu, ne laissant subsister que le mur nord, une partie du mur ouest et l’arrachement du mur est.
Au XIIe siècle, une première campagne de construction érige le donjon et trois côtés de l’enceinte trapézoïdale (sud, est, ouest), incluant une tour-porte équipée d’une herse et une galerie de circulation dans l’épaisseur des murs. Une voûte en berceau plein-cintre et des arcades du XIIIe siècle relient les galeries creusées sous le rocher. Au XIIIe siècle, l’enceinte est renforcée par une courtine nord flanquée de trois tours rondes (dont deux subsistent), équipées d’archères. Une quatrième tour est ajoutée à l’angle sud-est, tandis que la tour occidentale est reconstruite, peut-être par Maurice de Craon, premier seigneur attesté entre 1226 et 1250.
Le site connaît des modifications ultérieures : au XVIe siècle, de nouvelles constructions apparaissent dans le baile, et des carrières ainsi qu’un puits y sont creusés. En 1569, les protestants, menés par de la Loue, prennent le château d’assaut lors des guerres de Religion. La forteresse, utilisée pour la défense, est démolie en 1728. Au XVIIIe siècle, une ferme est édifiée (peut-être restaurée récemment), tandis que la chapelle Sainte-Catherine, mentionnée en 1787, servait de lieu de culte public en l’absence d’église paroissiale. Les ruines actuelles, classées Monument Historique en 1952, incluent le donjon partiel, des vestiges de l’enceinte, et un pavillon carré du XVIe siècle.