Ruines du donjon d'Etableaux en Indre-et-Loire

Ruines du donjon d'Etableaux

  • 37350 au Grand-Pressigny
Ruines du donjon dEtableaux
Ruines du donjon dEtableaux
Crédit photo : photo : Yann Gwilhoù - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIIe siècle
Construction du donjon
XIIIe siècle
Renforcement de l'enceinte
1569
Prise du château
1728
Démolition du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Donjon d'Etableaux (ruines) : inscription par arrêté du 9 avril 1952

Personnages clés

Maurice de Craon Premier seigneur connu du château, vivant entre 1226 et 1250.

Origine et histoire

Le château d'Etableau occupe un site pentu et fossoyé dominant la vallée de l'Aigronne et le village d'Etableau. Au cours d'une première campagne, au quatrième quart du XIIe siècle, on élève le donjon et les côtés sud, est et ouest de l'enceinte trapézoïdale. Le donjon, de plan quadrangulaire et du même type que ceux de Langeais, Montbazon et Loches, était une tour rectangulaire flanquée d'une tour plus petite. Les étages supérieurs de la tour ont disparu ; subsistent le mur nord, une partie du mur ouest et l'arrachement du mur est. Le donjon a été amputé à la suite d'un affaissement du terrain à une date indéterminée (peut‑être au XVIIIe siècle). Au XIIIe siècle, l'ensemble fut renforcé par une enceinte dont la courtine nord existe encore ; elle était flanquée de tours rondes dont deux subsistent. La courtine nord‑est, reconstruite dans la première moitié du XIIIe siècle, était flanquée de trois fortes tours rondes, aujourd'hui dérasées et équipées d'archères ; une quatrième tour se trouve à l'angle sud‑est de l'enceinte primitive. La tour occidentale a été reconstruite dans la seconde moitié du XIIIe siècle, peut‑être par Maurice de Craon, premier seigneur connu, vivant entre 1226 et 1250. L'enceinte comprenait une tour‑porte autrefois équipée d'une herse et une galerie de circulation ménagée dans l'épaisseur du mur ; il en subsiste environ deux mètres. Cette galerie donnait sur un chemin de ronde aujourd'hui détruit et était accessible depuis la basse‑cour par un escalier en vis également intégré à la muraille (détruit). Sous le donjon, le rocher est creusé de galeries qui communiquaient avec lui ; certaines sont reliées entre elles par des arcades appareillées du XIIIe siècle. À l'angle sud‑ouest de la terrasse se conserve un pavillon carré. Aux XVIe siècle, de nouvelles constructions, aujourd'hui en ruine, furent élevées dans la basse‑cour, où l'on creusa des carrières et un puits. La place forte fut alors employée à la défense contre les protestants, guidés par de la Loue, qui la prirent d'assaut en 1569. En 1728, le château fut démoli. La chapelle Sainte‑Catherine, détruite, est mentionnée en 1787 et servait de chapelle publique en l'absence d'église paroissiale dans le bourg. Une ferme, datée peut‑être du XVIIIe siècle, a été récemment restaurée. Le château est aujourd'hui en ruine.

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