Frise chronologique
11-12 octobre 2015
Incendie de l’aile sud
Incendie de l’aile sud
11-12 octobre 2015 (≈ 12)
Un mort et dégâts majeurs.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du château sur motte castrale.
1350
Siège anglais
Siège anglais
1350 (≈ 1350)
Château assiégé pendant la guerre de Cent Ans.
1356
Reprise par Du Guesclin
Reprise par Du Guesclin
1356 (≈ 1356)
Libération du château par les Français.
1569
Dégâts guerres de Religion
Dégâts guerres de Religion
1569 (≈ 1569)
Château partiellement détruit.
1652
Siège pendant la Fronde
Siège pendant la Fronde
1652 (≈ 1652)
Nouveaux dommages subis.
1794
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1794 (≈ 1794)
Confisqué pendant la Révolution.
20 novembre 1906
Classement monument historique
Classement monument historique
20 novembre 1906 (≈ 1906)
Protection officielle des ruines.
1970
Incendie de la tour maîtresse
Incendie de la tour maîtresse
1970 (≈ 1970)
Destruction de l’intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon (ruines du) : classement par arrêté du 20 novembre 1906
Personnages clés
| Adhémar de la Tour - Évêque de Périgueux |
Seigneur attesté en 1190. |
| Du Guesclin - Chef militaire français |
Reprit le château en 1356. |
| Pierre de Bourdeilles - Abbé de Brantôme |
Fréquenta le château au XVIIe siècle. |
| Thibaut de la Brousse - Comte et marquis de Verteillac |
Dernier seigneur avant la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de la Tour-Blanche, situé dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un vestige médiéval du XIIe siècle. Il se dresse sur une motte castrale, remplaçant probablement un ancien fortin en bois. Les ruines actuelles incluent une grande tour carrée en pierre blanche, un mur de courtine et une tour secondaire, entourés autrefois d’un large fossé alimenté par le Buffebale. Un pont-levis, aujourd’hui disparu, reliait le château au bourg.
La tour principale, appelée donjon, est enveloppée de contreforts plats percés de baies gothiques, reliés par des arcatures évoquant un répertoire architectural religieux. Les mâchicoulis, reconstruits au début du XXe siècle, datent probablement du XVe siècle. À l’intérieur de la motte, des caves voûtées avec silos attestent de son usage pour la conservation des grains. Le château fut remanié à la Renaissance et au XVIIe siècle, avant d’être partiellement détruit et remplacé par une demeure bourgeoise au XIXe siècle.
Le site est mentionné dès le XIIIe siècle sous le nom Castri de Turre, puis Turris alba en 1382. La famille de la Tour, puissante aux XIIe et XIIIe siècles, y compte Adhémar de la Tour, attesté en 1190 et devenu évêque de Périgueux. En 1350, le château est assiégé par les Anglais, puis repris par Du Guesclin en 1356. Acquis par la famille de Bourdeille vers 1370, il devient une baronnie jusqu’à la Révolution. En 1569 et 1652, les guerres de Religion et la Fronde endommagent gravement le château.
Confisqué comme bien national en 1794, le château est vendu à des habitants locaux. Menacé de démolition en 1906, son classement aux monuments historiques cette même année permet une restauration urgente par les architectes Rapine (1907) et Dennery (1909). Un incendie en 1970 détruit l’intérieur de la tour maîtresse, et un autre en 2015 ravage l’aile sud, causant un mort. Les ruines restent classées depuis le 20 novembre 1906.