Frise chronologique
XIIe siècle - XIIIe siècle
Construction du *castellum* et de la chapelle
Construction du *castellum* et de la chapelle
XIIe siècle - XIIIe siècle (≈ 1250)
Possession de l’abbaye de Moissac, village fortifié.
XIIIe siècle (début)
Destruction par Simon de Montfort
Destruction par Simon de Montfort
XIIIe siècle (début) (≈ 1315)
Représailles contre les partisans du comte de Toulouse.
18 décembre 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
18 décembre 1980 (≈ 1980)
Protection des ruines du logis de Lagarde.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis de Lagarde (ruines) (cad. B 450) : inscription par arrêté du 18 décembre 1980
Personnages clés
| Simon de Montfort - Chef de la croisade des Albigeois |
Détruisit le *castellum* de Lagarde. |
| Abbés de Moissac - Propriétaires initiaux du site |
Cédèrent Lagarde aux frères Calvère. |
Origine et histoire
Les ruines du logis de Lagarde, situées à Saint-Amans-de-Pellagal, sont les restes d’un ancien village fortifié médiéval. Ce site, daté des XIIe et XIIIe siècles, appartenait à l’abbaye de Moissac. Les moines y séjournaient régulièrement, notamment lors des épidémies de peste. Lagarde était alors un castellum, c’est-à-dire une forteresse ou un village protégé, témoignant de l’importance stratégique et religieuse du lieu à cette époque.
Au cours du Moyen Âge, le castellum de Lagarde fut cédé aux frères Calvère par les abbés de Moissac. Cependant, il subit des destructions lors des conflits liés à la croisade des Albigeois : Simon de Montfort, chef de la croisade, le détruisit en représailles contre les seigneurs locaux, partisans du comte de Toulouse. Ces événements marquèrent un tournant dans l’histoire du site, dont l’importance déclina progressivement.
De l’édifice roman originel, il ne subsiste aujourd’hui que quelques éléments architecturaux, dont l’abside et une partie de la nef avec une arcade en ogive. À proximité de la chapelle, les ruines du logis comprennent une tour bien appareillée et des vestiges d’un bâtiment central. Le site, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, fut partiellement abandonné au XIXe siècle avec la cessation des activités religieuses. Les ruines du logis de Lagarde sont inscrites aux Monuments Historiques depuis 1980.