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Ruines du logis de Lagarde à Saint-Amans-de-Pellagal dans le Tarn-et-Garonne

Patrimoine classé Demeure seigneuriale Logis

Ruines du logis de Lagarde à Saint-Amans-de-Pellagal

    Lagarde-en-Calvère
    82110 Saint-Amans-de-Pellagal
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
XIIe siècle - XIIIe siècle
Construction du *castellum* et de la chapelle
XIIIe siècle (début)
Destruction par Simon de Montfort
18 décembre 1980
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Logis de Lagarde (ruines) (cad. B 450) : inscription par arrêté du 18 décembre 1980

Personnages clés

Simon de Montfort - Chef de la croisade des Albigeois Détruisit le *castellum* de Lagarde.
Abbés de Moissac - Propriétaires initiaux du site Cédèrent Lagarde aux frères Calvère.

Origine et histoire

Les ruines du logis de Lagarde, situées à Saint-Amans-de-Pellagal, sont les restes d’un ancien village fortifié médiéval. Ce site, daté des XIIe et XIIIe siècles, appartenait à l’abbaye de Moissac. Les moines y séjournaient régulièrement, notamment lors des épidémies de peste. Lagarde était alors un castellum, c’est-à-dire une forteresse ou un village protégé, témoignant de l’importance stratégique et religieuse du lieu à cette époque.

Au cours du Moyen Âge, le castellum de Lagarde fut cédé aux frères Calvère par les abbés de Moissac. Cependant, il subit des destructions lors des conflits liés à la croisade des Albigeois : Simon de Montfort, chef de la croisade, le détruisit en représailles contre les seigneurs locaux, partisans du comte de Toulouse. Ces événements marquèrent un tournant dans l’histoire du site, dont l’importance déclina progressivement.

De l’édifice roman originel, il ne subsiste aujourd’hui que quelques éléments architecturaux, dont l’abside et une partie de la nef avec une arcade en ogive. À proximité de la chapelle, les ruines du logis comprennent une tour bien appareillée et des vestiges d’un bâtiment central. Le site, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, fut partiellement abandonné au XIXe siècle avec la cessation des activités religieuses. Les ruines du logis de Lagarde sont inscrites aux Monuments Historiques depuis 1980.

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