Construction initiale du moulin 1271-1276 (≈ 1274)
Période attestée par Grégoire X.
XIVe siècle
Ajout de la salle de guet
Ajout de la salle de guet XIVe siècle (≈ 1450)
Encorbellement sur l'éperon.
XIXe siècle
Modifications modernes
Modifications modernes XIXe siècle (≈ 1865)
Partie supérieure et bâtiment jointif.
15 septembre 1954
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 15 septembre 1954 (≈ 1954)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Moulin sur l'Hérault (ruines) : inscription par arrêté du 15 septembre 1954
Personnages clés
Grégoire X - Pape (XIIIe siècle)
Atteste la construction dans une lettre.
Pierre Bérenger de Montbrun - Évêque de Maguelone
Destinataire de la lettre papale.
Origine et histoire du moulin sur l'Hérault
Les ruines du moulin sur l'Hérault à Bessan sont un monument historique dont la construction initiale remonte au 3e quart du XIIIe siècle, entre 1271 et 1276. Une lettre du pape Grégoire X adressée à l'évêque Pierre Bérenger de Montbrun atteste de la création de quatre moulins sur l’Hérault, dont celui de Bessan, aux côtés d’Agde, Florensac et Saint-Thibéry. Ce projet s’inscrit dans une volonté d’exploiter la force hydraulique de la rivière pour des usages économiques et stratégiques.
Le moulin se compose de deux bâtiments distincts, dont l’un, au nord-ouest, présente un plan rectangulaire prolongé par un éperon triangulaire de quatre mètres de hauteur. Sa structure repose sur des arcs brisés, des bandeaux en quart-de-rond et un système de défense incluant des bretèches, des archères et un chemin de ronde. Ces éléments architecturaux révèlent une double fonction : moulin et poste de surveillance, typique des constructions médiévales en zone frontalière ou commerciale.
Le bâtiment adjacent, bien que similaire, présente des différences structurelles suggérant une campagne de construction distincte, probablement postérieure. Un ajout notable est une salle de guet encorbelée sur l’éperon, attribuable au XIVe siècle, tandis que la partie supérieure semble d’époque moderne (XIXe siècle). Cette superposition de périodes illustre l’évolution des besoins, passant d’une utilité purement défensive à une adaptation aux usages industriels ou agricoles des siècles suivants.
L’inscription aux Monuments Historiques en 1954 souligne la valeur patrimoniale de ces ruines, témoins des techniques de construction médiévales et de l’ingénierie hydraulique. Leur état actuel, bien que partiel, permet d’étudier les mécanismes de défense, les systèmes de circulation interne (comme l’escalier en vis) et l’organisation spatiale caractéristique des moulins-forts du Languedoc.
La localisation sur l’Hérault, cours d’eau majeur de l’Occitanie, explique son rôle dans l’économie locale, liée à la meunerie, mais aussi dans les conflits régionaux du Moyen Âge. La présence de mâchicoulis et d’archères confirme son intégration dans un réseau de contrôle fluvial, essentiel pour le commerce et la sécurité des territoires environnants.