Première mention du *Mons Anauza* 902 (≈ 902)
Citation écrite du site avant l'église.
1119
Première mention de l'église
Première mention de l'église 1119 (≈ 1119)
Attestation documentaire du prieuré.
1481
Union à l'office de sacristain
Union à l'office de sacristain 1481 (≈ 1481)
Intégration administrative définitive.
XIIIe–XVIe siècle
Dépendance à l'abbaye de Lagrasse
Dépendance à l'abbaye de Lagrasse XIIIe–XVIe siècle (≈ 1650)
Période de rattachement monastique.
années 1940
Fin des pèlerinages
Fin des pèlerinages années 1940 (≈ 1940)
Disparition des traditions locales.
27 septembre 1948
Classement monument historique
Classement monument historique 27 septembre 1948 (≈ 1948)
Protection des ruines par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Prieuré de Saint-Michel-de-Nahuze (ruines) (cad. A 551) : inscription par arrêté du 27 septembre 1948
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage identifié
Les sources ne citent aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire du Prieuré Saint-Michel de Nahuze
Saint-Michel-de-Nahuze est un prieuré bénédictin fondé au XIe siècle, situé sur les flancs de la montagne d'Alaric, près de Lagrasse (Aude). Ses ruines, classées monument historique en 1948, révèlent une nef à trois travées et des éléments architecturaux lombards. Le site était un lieu de pèlerinage jusqu'aux années 1940, où les villageois imploraient la pluie lors des sécheresses, selon une tradition orale mêlant prière et refrain en occitan.
Dès 902, le Mons Anauza est mentionné dans des textes, tandis que l'église est attestée à partir de 1119. Le prieuré, dépendant de l'abbaye de Lagrasse du XIIIe au XVIe siècle, était un prieuré non claustral. Son prévôt résidait aux Ilhes, une demeure fortifiée au pied de la montagne. Le sanctuaire, aujourd'hui écroulé, comprenait un chœur voûté en berceau et une nef non voûtée. Des vestiges comme une bande lombarde et des murs latéraux partiels subsistent.
Le site attirait un culte local lié aux intempéries, illustré par une légende où les pèlerins chantaient : « San Miquel dona nos d'aiga, barejada amb de vin » (« Saint Michel, donne-nous de l'eau, mélangée avec du vin »). Abandonné après le XVIe siècle, le prieuré fut inscrit pour ses éléments remarquables : nef, décor lombard, et une pierre d'autel en marbre blanc. Aucune trace ne permet de reconstituer l'abside semi-circulaire supposée.
Les fouilles et sources écrites soulignent son rôle secondaire dans le réseau monastique local. Contrairement à l'abbaye de Lagrasse, ce prieuré ne abritait pas de communauté claustrale permanente. Son déclin coïncide avec la concentration des ressources vers les centres religieux majeurs de la région, typique des recompositions ecclésiastiques de la fin du Moyen Âge.