Frise chronologique
IXe siècle
Fondation bénédictine
Fondation bénédictine
IXe siècle (≈ 950)
Don de Charles le Chauve aux bénédictins.
1309
Arrivée des célestins
Arrivée des célestins
1309 (≈ 1309)
Remplacement par Philippe IV le Bel.
XIVe siècle
Chapelle gothique ajoutée
Chapelle gothique ajoutée
XIVe siècle (≈ 1450)
Initiative de Louis d’Orléans.
1791
Départ des moines
Départ des moines
1791 (≈ 1791)
Vente comme bien national.
7 juin 1905
Classement monument historique
Classement monument historique
7 juin 1905 (≈ 1905)
Protection des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les ruines du prieuré : classement par arrêté du 7 juin 1905
Personnages clés
| Charles le Chauve - Roi des Francs |
Donateur du mont aux bénédictins. |
| Philippe IV le Bel - Roi de France |
Introduit les célestins en 1309. |
| Louis d’Orléans - Prince et mécène |
Finance la chapelle gothique. |
Origine et histoire
Le prieuré de Saint-Pierre-en-Chastres est un ancien monastère situé en forêt de Compiègne, sur le mont éponyme, dans la commune de Vieux-Moulin (Oise, Hauts-de-France). Fondé au IXe siècle par des bénédictins de l’abbaye de Saint-Crépin-le-Grand de Soissons après un don du roi Charles le Chauve, il accueille initialement une communauté religieuse avant d’être confié aux célestins en 1309 sous l’impulsion de Philippe IV le Bel. Le site, marqué par une chapelle gothique flamboyant ajoutée au XIVe siècle à l’initiative de Louis d’Orléans, décline après la Révolution française, lorsque les derniers moines le quittent en 1791 et que les bâtiments sont vendus comme biens nationaux.
Les vestiges actuels, classés monuments historiques en 1905, comprennent une nef partiellement conservée, un portail à colonnettes, des sculptures en bas-relief et une chapelle aux fenêtres caractéristiques du gothique primitif. Le site, aujourd’hui propriété de la communauté de communes de Compiègne (ARC), illustre l’évolution architecturale et spirituelle des ordres monastiques en Picardie, des origines carolingiennes à la dissolution révolutionnaire.
La localisation isolée en forêt, près de l’ancienne voie romaine reliant Compiègne à Soissons, suggère un rôle à la fois spirituel et stratégique. Les bénédictins, puis les célestins, y ont entretenu une vie monastique rythmée par la prière et l’accueil des pèlerins, avant que les bouleversements politiques du XVIIIe siècle ne mettent fin à près de 900 ans d’histoire religieuse sur ce site.