Construction de la villa IVe siècle (≈ 450)
Édification d'une vaste villa décorée de mosaïques.
Fin du IVe siècle
Reconstruction du bâtiment thermal
Reconstruction du bâtiment thermal Fin du IVe siècle (≈ 495)
Le bâtiment thermal est reconstruit en bordure de la Baïse.
1832
Découverte du site
Découverte du site 1832 (≈ 1832)
Le site est découvert et fouillé par M. Lespiault.
1840
Classement historique
Classement historique 1840 (≈ 1840)
Les ruines sont classées monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mosaïques et ruines romaines : classement par liste de 1840
Personnages clés
M. Lespiault
Découvreur du site et responsable des premières fouilles.
Maximilien Théodore Chrétin
Associé aux fouilles, connu pour ses faux archéologiques.
Préfet Haussmann
Intervint pour les fouilles avant leur abandon.
Origine et histoire des Ruines romaines
Les ruines romaines de Nérac sont les vestiges d'une vaste villa située dans le parc de la Garenne, à Nérac (Lot-et-Garonne). Les éléments mis au jour indiquent une occupation continue du site du Ier au VIe siècle. La villa, décorée de mosaïques, remonte au IVe siècle ; elle comprend de larges espaces de réception qui, selon Clémens, pourraient avoir appartenu à un haut dignitaire ou à un aristocrate. Le bâtiment thermal a été reconstruit en bordure de la Baïse à la fin du IVe siècle, un peu en amont de l'implantation précédente. Le site a été découvert en 1832 et fouillé dans le parc, anciennement dépendance du château, par M. Lespiault, qui s'adjoignit Maximilien Théodore Chrétin pour la surveillance en 1833. Cette même année, Chrétin vendit à la Société archéologique de Toulouse plusieurs inscriptions et bas-reliefs qu'il prétendait avoir découverts ; ces pièces furent d'abord saluées par des personnalités et des savants, puis reconnues comme des faux, aveu que Chrétin fit en 1835. À la suite du procès, malgré les interventions du préfet Haussmann, les fouilles furent abandonnées et les vestiges recouverts. Des travaux effectués sur la route de Nazareth permirent de mettre au jour de nouveaux vestiges, et des dégagements en 1966 et 1970 révélèrent des fragments de mosaïques sur une longueur de 45 mètres. Une partie de ces mosaïques a été déposée à la mairie en 1986 et 1988, et leur démontage a confirmé l'occupation du site le long de la Baïse du Ier au VIe siècle. Certains éléments vendus par Chrétin se trouvent aujourd'hui dans les réserves du Musée Saint-Raymond de Toulouse. Les ruines romaines de Nérac ont été classées au titre des monuments historiques en 1840.