Construction du monument aux morts vers 1919 (≈ 1919)
Réalisé avec des assiettes et rebuts.
1ère moitié du XXe siècle
Création du triptyque architectural
Création du triptyque architectural 1ère moitié du XXe siècle (≈ 2007)
Sacristie, presbytère et monument.
27 juin 2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 juin 2019 (≈ 2019)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La sacristie de l'église Saint-Jean (façades et toitures) ainsi que sa galerie et son escalier d'accès, située place de l'abbé Cognet, les décors extérieurs sur jardin du presbytère avec leurs murs porteurs et la galerie décorée en totalité situés rue des Lavandières, le monument aux morts ainsi que les murs porteurs sur lesquels il se trouve situé, 51 rue de l’Église et place de l'abbé Cognet (cad. 213 B 84, 97, 100, 434) : inscription par arrêté du 27 juin 2019
Personnages clés
Abbé Cognet - Architecte et maître d'œuvre
Créateur du triptyque en Art brut.
Bernard Montpied - Auteur et chercheur
A référencé ses œuvres (2017).
M. Villard - Chercheur local
Études sur les matériaux utilisés.
Origine et histoire
Le monument de Beauvallon, réalisé dans la première moitié du XXe siècle, forme un triptyque unique conçu par l'abbé Cognet : une sacristie, un presbytère transformé en maison du patrimoine, et un monument aux morts. Ce dernier, édifié vers 1919 près de l'église, se distingue par sa technique de mosaïque utilisant des assiettes récupérées dans les fermes locales et des rebuts de chantier (verres, mâchefer). Les enfants du catéchisme ont participé à sa construction sous la direction de l'abbé, qui s'inspirait d'une démarche proche de l'Art brut. Le monument, réalisé en deux phases, intègre des motifs végétaux stylisés évoquant des arbres de vie, des niches à statuettes et les initiales de la commune.
La sacristie de l'église Saint-Jean, avec sa galerie et son escalier, ainsi que les décors extérieurs du presbytère (actuelle maison du patrimoine), ont été conçus dans le même esprit créatif. Les matériaux de récupération et la participation communautaire reflètent une approche artisanale et collective. L'ensemble, classé Monument Historique en 2019, illustre l'audace artistique de l'abbé Cognet, dont les réalisations sont référencées dans des ouvrages spécialisés comme Le Gazouillis des éléphants (B. Montpied, 2017), qui recense les œuvres d'Art brut en France.
L'avant-toit ajouté ultérieurement par la commune vise à protéger ce monument fragile, témoin d'une histoire locale mêlant mémoire des morts de la Grande Guerre, foi religieuse et innovation artistique. La localisation, à l'angle de deux maisons privées, et l'utilisation de murs porteurs existants soulignent l'intégration harmonieuse de l'œuvre dans son environnement. Les éléments protégés incluent les façades, toitures, décors et murs porteurs, reflétant la valeur patrimoniale de cet ensemble atypique.