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Église Saint-Léger de Terrans en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Église Saint-Léger de Terrans

    2 Impasse de l'Église
    71270 Terrans

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1427
Anoblissement de Jean de Terrans
XVe siècle
Chapelle médiévale et pierre tombale
1730
Fonte de la cloche
1765
Construction de l’église actuelle
1955
Fresque de Michel Bouillot
1972
Rattachement à Pierre-de-Bresse
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean de Terrans - Seigneur du château Anobli en 1427, conseiller du duc.
Mathey de Chanteret - Capitaine (XVe siècle) Pierre tombale conservée dans l’église.
Guillaume de Truchis - Propriétaire du château (XVIIIe) Commanditaire de l’église actuelle.
Michel Bouillot - Artiste peintre (1929–2007) Auteur de la fresque de 1955.
René Morin - Curé de Terrans (1922–2012) Commanditaire de la fresque.

Origine et histoire

L’église Saint-Léger de Terrans, située dans l’ancienne commune de Terrans (aujourd’hui rattachée à Pierre-de-Bresse en Saône-et-Loire), a été construite au XVIIIe siècle pour remplacer une chapelle seigneuriale médiévale. Cette dernière, liée au château de Terrans dont l’emplacement reste incertain, était desservie par le curé de Charette-Varennes. Il en subsiste une pierre tombale du XVe siècle, celle de Mathey de Chanteret, capitaine, conservée dans la chapelle nord.

En 1765, Guillaume de Truchis, propriétaire du château médiéval transformé en demeure provinciale, supervise la construction de l’église actuelle. Le bâtiment, en briques rouges cuites au bois, se distingue par sa nef éclairée de baies en plein cintre et son clocher abritant une cloche de 1730, originaire de la région dijonnaise. L’intérieur présente une voûte en berceau et une fresque remarquable de Michel Bouillot (1955), commandée par l’abbé René Morin.

Cette fresque, intitulée « Descente de croix » mais interprétée comme une « montée aux cieux », intègre trois jeunes habitants de Terrans comme modèles : Daniel Loriot, Daniel Liegon et Serge Desbois. L’œuvre, unique en son genre, combine un crucifix de bois et une composition symbolisant la Résurrection. L’église, toujours dédiée au culte catholique sous le diocèse d’Autun, est fermée au public mais accessible pour des visites ponctuelles.

L’édifice illustre l’évolution architecturale et religieuse de la Bresse bourguignonne, mêlant héritage seigneurial (pierre tombale du XVe siècle), transformations du XVIIIe siècle (château et église) et patrimoine artistique moderne (fresque de 1955). Son histoire reflète aussi les mutations territoriales, Terrans ayant perdu son statut communal en 1972 au profit de Pierre-de-Bresse.

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