Inscription MH 29 novembre 1974 (≈ 1974)
Protection au titre des Monuments historiques.
1979
Vol de statuettes
Vol de statuettes 1979 (≈ 1979)
*Charité de saint Martin* retrouvée.
1976-2016
Campagnes de travaux
Campagnes de travaux 1976-2016 (≈ 1996)
Voûte, porche, retable, sacristie.
2004
Création association
Création association 2004 (≈ 2004)
Sauvegarde de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 3) : inscription par arrêté du 29 novembre 1974
Personnages clés
Arcisse de Caumont - Historien et archéologue
A étudié l'église en 1867.
Saint Martin - Patron de l'église
Représenté dans une statuette volée.
Origine et histoire
L'église Saint-Martin, située dans l'ancienne commune de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury (Calvados, Normandie), date principalement du XVIe siècle, bien qu'elle conserve des éléments plus anciens comme une porte ogivale du XIIIe et un porche du XVIIe. L'édifice, construit en pierre, bois et argile, présente des traces d’opus spicatum évoquant un possible héritage roman. Son clocher en charpente, couvert d’ardoises, abrite une cloche de 1734 remplacée en 1929. Le porche, classé en 1926, est orné de sculptures d’anges musiciens et d’une inscription de 1524, typique des églises du pays d’Auge.
L’église a subi plusieurs restaurations, notamment en 1873 (toiture), 1920 (murs et charpente financés par souscription), et à partir de 1976 (voûte du chœur, porche, retable). Des vols ont marqué son histoire : une Charité de saint Martin (XVIe) volée en 1979 et retrouvée en Belgique, et une statue de sainte Barbe (XVIe) disparue vers 2000. L’instabilité du terrain argileux menace sa structure, entraînant des fissures et un risque d’écroulement. Une association de sauvegarde, créée en 2004, a permis de consolider la charpente et les murs.
L’intérieur abrite un retable peint du XVIIIe, initialement jugé sans valeur par Arcisse de Caumont mais réévalué comme un trompe-l’œil remarquable dans les années 1960. Le mobilier inclut des statues polychromes (Jésus-Christ, saint Martin, sainte Barbe), un tabernacle du XVIIe, et des autels à traceries flamboyantes. L’église, inscrite aux Monuments historiques en 1974, appartenait autrefois au patronage de l’Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives. Son isolement actuel, loin des habitations, contraste avec son rôle central passé, comme en témoigne son ancien cimetière environnant.
Arcisse de Caumont, dans sa Statistique monumentale du Calvados (1867), décrit l’édifice comme « rustique » et difficile à dater, soulignant cependant son intérêt archéologique. Les fenêtres rectangulaires, la nef étroite (10 m) moins haute que le chœur, et le mur sud renforcé de briques reflètent des adaptations successives. Le porche, dit aux lecturés, servait autrefois à diffuser des informations locales, illustrant le rôle social de l’église dans la communauté rurale.
Les défis contemporains incluent la dégradation liée à l’argile et l’entretien des enduits et éléments en bois de la sacristie (travaux prévus en 2016). Malgré son état précaire, l’église reste un témoignage de l’architecture religieuse normande, mêlant styles gothique, Renaissance et baroque, dans un paysage vallonné entre Livarot et Lisieux.
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